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AFRIQUE

RCA : L’hôpital de Zémio pris pour cible par la milice Azandé, deux militaires tués


Alwihda Info | Par - 5 Janvier 2026


Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2026, l’hôpital de Zémio, qui servait de refuge à des centaines de civils, a été le théâtre d’une attaque violente. Des hommes armés, identifiés comme des miliciens Azandé, ont investi le centre de santé, provoquant le chaos et paralysant les soins médicaux.


Info et Image : RJDH
Info et Image : RJDH



 

L'horreur a frappé entre minuit et une heure du matin. Alors que l'hôpital de Zémio accueillait des familles ayant fui les récents affrontements du 2 janvier, des assaillants l'ont pris d'assaut. L'objectif de cette incursion sanglante était clair : traquer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) blessés et admis en soins après les combats de la semaine dernière.




Un bilan humain et sanitaire lourd


Selon un premier bilan communiqué par le RJDH, deux militaires centrafricains auraient été tués lors de cette attaque à l'intérieur même du complexe hospitalier.



Les conséquences sur le plan humanitaire sont désastreuses :

  • Dispersion du personnel : Pris de panique, le personnel de santé a dû s'enfuir.

  • Arrêt des soins : Les malades et les blessés civils se retrouvent sans aucune assistance médicale.

  • Traumatisme des réfugiés : Plusieurs centaines de déplacés internes qui pensaient trouver un sanctuaire à l'hôpital sont à nouveau livrés à eux-mêmes.




La riposte revendiquée par la milice


Une source proche de la milice Azandé a justifié cette attaque auprès du RJDH, affirmant qu'il s'agissait d'une riposte : « Nous avons été attaqués et nous ripostons là où les militaires ont décidé de se cacher ». Ces propos confirment que l'espace hospitalier n'est plus respecté par les belligérants, en violation flagrante du droit international humanitaire.




Une situation hors de contrôle


Au moment où nous écrivons ces lignes, la tension reste extrême à Zémio. Les organisations humanitaires s'inquiètent de l'impossibilité d'évacuer les cas critiques et demandent instamment la sécurisation des infrastructures sanitaires. La ville, déjà meurtrie par les combats du 2 janvier, s'enfonce dans une crise sécuritaire majeure.



 

Peter Kum
Peter Kum est un jeune journaliste doté d’une expérience d’une quinzaine d’années dans la collecte... En savoir plus sur cet auteur



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