L'horreur a frappé entre minuit et une heure du matin. Alors que l'hôpital de Zémio accueillait des familles ayant fui les récents affrontements du 2 janvier, des assaillants l'ont pris d'assaut. L'objectif de cette incursion sanglante était clair : traquer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) blessés et admis en soins après les combats de la semaine dernière.
Un bilan humain et sanitaire lourd
Selon un premier bilan communiqué par le RJDH, deux militaires centrafricains auraient été tués lors de cette attaque à l'intérieur même du complexe hospitalier.
Les conséquences sur le plan humanitaire sont désastreuses :
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Dispersion du personnel : Pris de panique, le personnel de santé a dû s'enfuir.
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Arrêt des soins : Les malades et les blessés civils se retrouvent sans aucune assistance médicale.
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Traumatisme des réfugiés : Plusieurs centaines de déplacés internes qui pensaient trouver un sanctuaire à l'hôpital sont à nouveau livrés à eux-mêmes.
La riposte revendiquée par la milice
Une source proche de la milice Azandé a justifié cette attaque auprès du RJDH, affirmant qu'il s'agissait d'une riposte : « Nous avons été attaqués et nous ripostons là où les militaires ont décidé de se cacher ». Ces propos confirment que l'espace hospitalier n'est plus respecté par les belligérants, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Une situation hors de contrôle
Au moment où nous écrivons ces lignes, la tension reste extrême à Zémio. Les organisations humanitaires s'inquiètent de l'impossibilité d'évacuer les cas critiques et demandent instamment la sécurisation des infrastructures sanitaires. La ville, déjà meurtrie par les combats du 2 janvier, s'enfonce dans une crise sécuritaire majeure.
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RCA : L’hôpital de Zémio pris pour cible par la milice Azandé, deux militaires tués











