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AFRIQUE

RCA : La MINUSCA renforce ses positions faire face à la crise sur l’axe Alindao-Gambo


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 26 Août 2017 modifié le 26 Août 2017 - 21:55

Un détâchement de casques bleus de la MINUSCA présent dans la localité de Kongbo, protège actuellement de nombreux déplacés qui sont arrivés de Dimbi et des villages voisins.


Bangui, 26 août 2017 – Alors que la situation sécuritaire se dégrade sur l’axe Alindao-Gambo, dans la préfecture de Basse-Kotto (sud de la Centrafrique), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a déployé des soldats de la paix additionnels pour protéger les déplacés internes qui fuient les combats entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC).

Un détâchement de casques bleus de la MINUSCA présent dans la localité de Kongbo, protège actuellement de nombreux déplacés qui sont arrivés de Dimbi et des villages voisins. Samedi matin, ces soldats de la paix ont repoussé une attaque des anti-Balaka contre les déplacés.

La Force de la MINUSCA a établi un périmètre de sécurité autour des déplacés et sécurise les mouvements de ces derniers sur l’axe Dimbi-Kongbo, au sud d’Alindao. A Alindao, la Force de la MINUSCA a établi une base opérationnelle temporaire pour prévenir des combats entre anti-Balaka et ex-Séléka de l’UPC et empêcher que les populations civiles ne soient victimes d’éventuelles violences.

Une mission multidisciplinaire de protection de la MINUSCA se rendra à Alindao dans les plus brefs délais, pour appuyer la Force de la MINUSCA déjà sur place dans sa mission de protection des civils. La mission se concentrera notamment sur les risques d’attaques indiscriminées et les actions de représailles des anti-Balaka ou des ex-Séléka de l’UPC contre des personnes déplacées, qui entravent de surcroît l’accès de ces déplacés à l’aide humanitaire.

De nombreuses violences contre les civils ont été rapportées au cours des dernières semaines dans les préfectures de la Basse-Kotto et du Mbomou. La MINUSCA réitère sa ferme condamnation des attaques perpétrées par quelques groupes armés que ce soit contre les populations civiles. La MINUSCA rappelle aux parties au conflit que ces actes constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, qui pourraient constituer des crimes de guerre dont elles assumeront toutes les responsabilités pénales devant les juridictions nationales et internationales compétentes.