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ANALYSE

RCA : Trop de partis politiques, l’autre problème


Alwihda Info | Par Mouhamad-Alim Al-Amine - 15 Avril 2015


RCA : Trop de partis politiques, l’autre problème
Pour une population de 5.5 million d’habitants environ (estimation 2014), déjà, pas moins de 16 partis ont déclaré leur candidature a la présidentielle de juin-juillet 2015( ?).En fait, la Centrafrique compte plus de 50 partis politiques et elle continue d’en pondre encore et encore. Tout le monde sait très bien qu’un seul de ces partis sera vainqueur, alors, imaginez ce que deviendront les autres partis perdants. La majorité de ces partis sont similaires dans leurs programmes politiques, en d’autre terme, ils poursuivent les mêmes objectifs. Pourquoi ne pas s’unir alors, pour le meilleur ? Après les élections, certains partis deviendront amis du président élu mais nombreux seront ceux qui deviendront opposants. Si d’autres seront des opposants démocratiques, ce qui est naturel, d’autres seront des opposants rebelles, rebelles en sens propre. Cela va de soit, nous parlons de la Centrafrique ici. Les agissements de la présidente CSP nous prédisent la complexité du futur FORUM DE BANGUI, qui sera suivi des élections en juin-juillet si le calendrier est respecté. Vous êtes sans ignorer que des contestations étaient immédiates après la désignation par décret du Comité technique d’organisation du Forum national, prévu du 27 avril au 4 mai prochain. Aujourd’hui tout le monde veut devenir président, mais le chômage continue à battre son record. Non, ce n’est pas illégal de créer son parti politique et de se lancer dans la course au fauteuil présidentiel. Mais si l’on converti 30 partis en 30 entreprises, combien de pauvres jeunes centrafricains seront embauchés ?Combien de jeunes seront arrachés du banditisme et des rebellions ?C’est honteux de le dire mais on n’a pas le choix ;la créativité semble ne pas être centrafricaine. C’est vraiment frustrant d’entendre dire que la Centrafrique souffre de la crise alimentaire alors que son sol n’a pas besoin d’engrais pour pousser une énorme quantité des produits alimentaires de qualité. Nous pouvons féliciter certains hommes politiques, aux idées originales, parmi eux Michel Amine de l’UNDP pour son champ d’oignon. Et nous rappelons aussi ces hommes politiques, de voir, comment leurs semblables finissent souvent leur mandat. Voudraient-ils en finir le leur en beauté comme A.WADE, GOODLUCK.J ou comme L.GBAGBO ou au pire des cas comme M.KADHAFI ? En tout cas, la génération d’aujourd’hui n’est pas comme celle d’hier, elle sait dire ‘’trop c’est trop’’ quand il le faut. Ce ne sont pas des politiciens ou des partis politiques que les centrafricains ont besoins, mais des Investisseurs, des entrepreneurs, des Louis Pasteur et des EINSTEIN! Le jour où les cinq verbes (nourrir, loger, vêtir, soigner, instruire) de MESAN seront fièrement conjugués, par nos dirigeants, au passé et au présent, la Centrafrique sera fier de se compter parmi les pays en voie de développement pour ne pas dire pays développés. Donc, si vous êtes vraiment soucieux du pays, ô hommes politiques, conjuguez nous ces verbes.

M. Alim Al-Amine
Un Lycéen, soucieux de son pays.
Twitter: @a7alamine