Des chefs d'accusation d'une extrême gravité
Le parquet militaire a retenu des charges qui soulignent la menace pesant sur les institutions :
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Complot contre le Chef de l'État : Tentative présumée de renversement du pouvoir.
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Trahison et intelligence avec une puissance étrangère : Soupçons de collusion avec des acteurs extérieurs.
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Tentative d'assassinat : Visant directement le sommet de l'exécutif.
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Association de malfaiteurs : Organisation d'un réseau clandestin au sein de l'armée.
Des visages familiers parmi les accusés
La chute est brutale pour ces officiers qui étaient, il y a peu, les hommes de confiance du Président :
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Général Christian Tshiwewe : Ancien Chef d'État-Major Général des FARDC et ex-commandant de la Garde Républicaine.
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Général Franck Ntumba : Ancien chef de la Maison Militaire de la Présidence.
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Général Christian Ndaywel : Ancien patron des renseignements militaires.
Les zones d'ombre du front de l'Est
Au-delà du complot à Kinshasa, l'enquête soulève une question cruciale pour la sécurité nationale : le sabotage des opérations militaires dans l'Est. Les sources sécuritaires accusent certains de ces hauts gradés d'avoir délibérément freiné l'avancée des FARDC face au M23. Ce lien présumé entre le complot politique à Kinshasa et l'enlisement du conflit dans le Kivu suggère une stratégie de déstabilisation globale visant à affaiblir le Président Tshisekedi sur tous les fronts.
Un test pour la justice militaire
L'ouverture prochaine de ces procès sera un test de crédibilité pour la justice militaire congolaise. Pour le pouvoir, il s'agit de démontrer sa fermeté et de restaurer la discipline au sein d'une armée minée par les soupçons d'infiltration. Pour l'opinion publique, l'enjeu est de comprendre comment le "premier cercle" du Chef de l'État a pu basculer dans la sédition.
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RDC : Purge au sommet des FARDC, des généraux devant la justice militaire












