Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Soudan : "Les Janjaweed 2.0 lachés contre le peuple", Fondation Mo Ibrahim


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Juin 2019 modifié le 8 Juin 2019 - 16:15


Des manifestants ont bloqué des routes et incendié des pneus pour protester contre les violences, le 13 mai 2019 à Khartoum, AFP / EBRAHIM HAMID
Des manifestants ont bloqué des routes et incendié des pneus pour protester contre les violences, le 13 mai 2019 à Khartoum, AFP / EBRAHIM HAMID
La Fondation Mo Ibrahim s'est dit profondément préoccupée par la situation au Soudan, qui s'est récemment aggravée, avec une répression armée brutale contre les manifestants pacifiques, qui a coûté la vie à un nombre alarmant de civils ces derniers jours et anéanti les espoirs d'une transition démocratique, selon un communiqué publié vendredi.

Le Conseil militaire de transition (CMT), qui a renversé Omar al-Bashir en avril, a affirmé qu'il prenait le pouvoir pour protéger les manifestants. Aujourd'hui, ils ont lâché les forces de soutien rapide (Janjaweed 2.0) sur le peuple soudanais.

"L'Union africaine a raison de suspendre l'adhésion du Soudan, en attendant le passage à un régime civil. La communauté internationale a été largement lente et hésitante à appuyer les aspirations démocratiques du peuple soudanais. Malheureusement, certaines puissances régionales, dirigées par l'Arabie saoudite, semblent se ranger du côté de l'armée, avec des résultats désastreux. La Chine nuit à sa position et à sa réputation en Afrique en bloquant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la violence du CMT . Nous n'avons pas vu un seul tweet de la Maison-Blanche en faveur du peuple soudanais et de la démocratie", dénonce la Fondation Mo Ibrahim.

La Fondation espère que la communauté internationale s'unira pour utiliser tous les moyens possibles afin d'encourager toutes les parties à reprendre les négociations politiques, conduisant dès que possible à un gouvernement dirigé par des civils, afin d'organiser des élections libres et régulières dans un espace politique ouvert.

Elle estime qu'un régime civil démocratique est le seul moyen d'assurer une bonne gouvernance durable à l'ensemble de la population soudanaise et la stabilité dans cette région instable.