La version de Dja FM
Dans un communiqué publié le 27 août, Dja FM affirme faire face à une plainte de la CNDH qui l’accuse d’avoir diffusé une information « erronée ». La radio dénonce une tentative de museler la presse et assure que son reportage s’appuyait sur le témoignage de Mahamat Becher Mahamat, chargé de communication de l’ONG Action pour la paix et les droits humains, qui affirme avoir été brutalisé par des agents en faction à la CNDH.
Dja FM souligne que Mahamat Becher a lui-même porté plainte, et que devant la police judiciaire, des agents de la Garde nationale et nomade ont reconnu les faits et présenté des excuses. La radio déplore par ailleurs des difficultés récurrentes à obtenir des réactions officielles de la CNDH, malgré plusieurs tentatives de contact, y compris auprès de son président Belngar Larmé Laguerre.
La réplique de la CNDH
Deux jours plus tard, le 29 août, la CNDH a publié un communiqué cinglant, qualifiant les propos de Dja FM « d’inexactitudes ». L’institution affirme qu’elle n’a jamais été sollicitée pour donner sa version des faits et reproche à la radio d’avoir construit son reportage sur un témoignage « incomplet et partial ».
La CNDH assure avoir réclamé un droit de réponse dès le 6 août, mais sans suite de la part de la rédaction de Dja FM. Elle conteste également que des agents de la Garde nationale aient reconnu leur responsabilité et insiste au contraire que ce sont Mahamat Becher et son accompagnateur qui auraient présenté leurs excuses, incapables de prouver les violences alléguées.
Dja FM estime qu’elle est victime d’une « cabale » visant à la réduire au silence, tandis que la CNDH insiste sur le respect du code de déontologie journalistique, rappelant que le principe d’équilibre de l’information est « sacré ».