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ANALYSE

Tchad: Et quand le ministre de la moralisation s’effondre?


Alwihda Info | Par - 21 Février 2012

« Qui contrôle le contrôle d’Etat », publié par le journal Alwihda Actualités, a fait réagir « ironisement » un responsable du ministère de la bonne gouvernance.


Tchad: Et quand le ministre de la moralisation s’effondre?
Un acte transcendant les limites de l’immoralité des institutions, des ministères par tant le système étatique. Hier, ceux là mêmes qui pourchassaient les détourneurs des biens du contribuable, se retrouvent aujourd’hui menottés et conduits en prison par ce qu’ils sont accusés de détournement de fonds public ! L’an dernier, un article intitulé «  Qui contrôle le contrôle d’Etat », publié par le journal Alwihda Actualités, a fait réagir « ironisement » un responsable du ministère de la bonne gouvernance. Ce dernier a demandé à Alwihda de se respecter et ne pas tenir des propos diffamatoires à l’envers d’un ministère aussi respectable comme le sien!!! Wawwwwwww. Voulant pousser un peu plus loin, un journaliste d’Alwihda s’est retrouvé dans les couloirs de la Cour de Comptes pour poser la question de savoir qui contrôle le contrôle d’Etat. Malheureusement, la Cour de comptes a refusé de répondre à la question. Alwihda n’a jamais clôt la question et était convaincu que toutes les administrations au Tchad, sans aucune exception, sont corrompues. Oui corrompues et sans aucune exception. Il y a , certes, celles qui exercent une « corruption intelligente » difficilement décelable.  Pire, les corrompus organisent des Forum, ateliers, conférences, avec pour objectif de combattre la corruption ! mais à vrai dire, il s’agit de détourner le fonds destiné à tel ou tel événement. Et comme le ridicule ne tue pas, tout se sait et entre corrompus et corrupteurs, on se protège surtout si le contrat de la corruption est respecté par toutes les parties. C’est pourquoi,  on peut tout apprendre dans ces événements, sauf le coût ou les dépenses. Ce sont des questions qui fâchent. Des bandes de Mafia bien organisées se partagent des millions et se protègent. Tant pis pour le Tchad! Oh yes. Derrière tout événement organisé, il y a détournement organisé.
Comment répondre devant Dieu quand on place des gens sans foi ni loi à la tête des départements aussi importants, simplement par allégeance politique? Alors que ces gens méditent nuit et jour des stratégies pour détourner les biens de la République si chers à tout le pays. Disons que cette manière de faire est un complot contre les intérêts et le peuple lui-même pris en tenaille par les détenteurs du pouvoir politique et économique, sinon comment croire à cela? Pendant que certains pratiquent des durs travaux afin de se prendre en charge, de subvenir à leur besoin le plus élémentaire, pendant que certains sont privés de faire bouillir une fois par jour la marmite, certains vivent au dessus de leurs moyens, en construisant des palais qui coûtent des milliards. Hélas! les tchadiens observent l’absence de l’autorité de l’Etat  et pour cela, le Tchad n’a cessé ou du moins les plus faible n’ont cessé d’être victimes des conséquences de certains délinquants de la République.
Et, quand, le ministère de la moralisation s’effondre, l’Etat pète de plomb et tente de mettre de l’ordre, et pour combien de temps? Abracadabrant. Même les citoyens vivant dans les bourgades de l’arrière pays, savent que les brebis galeuses, une fois révoquées de leurs fonctions, arrêtées, humiliées, seront blanchies pour vice de procédure,  et réhabilitées. Elles reviennent en forces et se donnent aux gymnastiques de détournement comme le cas de l’ancien maire. Mais où va-t-on? Qu’est devenu le gouvernement de Nadingar 2? L’image du Tchad est ternie à l’intérieur comme à l’extérieur. Et cet acte paradoxal de l’instrument du contrôle et ses directeurs sont évincés et convoyés au Gnouf.
Le super ministre du « contrôle d’Etat », M. Ahmadaye Alhassana, a été révoqué, lundi matin, de ses fonctions, par un décret présidentiel. Selon des sources concordantes, AlHassana aurait été menotté après son arrestation, dimanche soir,  puis présenté à la police judicaire lundi matin. Sa maison a été perquisitionnée, lundi matin, par la police judiciaire, renforcée par une dizaine de véhicules de la sécurité. Alhassana est accusé de faux et usage de faux. En plus du ministre, plusieurs responsables du ministère sont en garde à vue. Il s’agit du DAFM, du directeur, du SAF….
Depuis plus d’un mois, le torchon brûle entre le Secrétaire général du ministère et le DAFM appuyé par son ministre Ahmadaye Alhassana. Le ministre est allé jusqu’à publier un arrêté dans lequel il interdisait toute réunion sans sa présence. Le Dafm semble déceler une affaire  de détournement dans ledit ministère. Le tombeur de plusieurs hautes personnalités ( Zen Bada, Mme le Maire, Kabadi…) est finalement tombé à son tour. 
Enfin, il est important voir urgent d’engager une étude sérieuse et minutieuse pour trouver une solution à la corruption, un mal qui ronge le pays.
Le journal Alwihda reviendra sur le sujet dans son prochain numéro.         
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