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Tchad: Faits divers


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 8 Avril 2011

Environ 6000 à 7000 personnes sont rentrées de la Libye par voies aérienne et terrestre. Le gouvernement tchadien et ses partenaires, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)
et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugié (HCR), ont déjà rapatrié 1690 personnes par avion.


 

De milliers de tchadiens quittent en débandade la Libye. pendant que le rapatriement des tchadiens de la Libye se poursuit, des multiples témoignages  font état des atrocités à l'encontre des ressortissants tchadiens vivant en Libye surtout dans les zones rebelles. Les tchadiens fuient par milliers et de toutes les frontières pour se protéger des atrocités des rebelles libyens qui les accusent de soutenir le régime du colonel libyen. En Libye, vivent environ 800 000 tchadiens et dont environ 20 000 sont naturalisés libyens. Certains de ces naturalisés dont on estime le nombre à environ 2500 seraient dans l'armée libyenne. Les atrocités en Libye contre les africains noirs ne date pas d'aujourd'hui. En septembre 2000, plusieurs africains noirs auraient été massacrés ou portés disparus.

Les témoignages de rapatriés tchadiens ont poussé le gouvernement à sortir de son long silence pour accuser les rebelles libyens de maltraiter ses ressortissants. Le Tchad n'est ni de près ni de loin impliqué dans la crise libyenne, selon le gouvernement.


Environ 6000 à 7000 personnes sont rentrées de la Libye par voies aérienne et terrestre.  Le gouvernement tchadien et ses partenaires, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)
et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugié (HCR), ont déjà rapatrié 1690 personnes par avion.


Par ailleurs, l’arrivée de 3 406 personnes a été signalée dont 2406 à Faya dans le Borkou et 1000 à Kalaït dans l’Ennedi, toutes deux régions du nord du Tchad, frontalières au sud de la Libye.
Une mission conjointe du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de la Croix Rouge Tchadienne (CRT) s’est rendue ce 25 mars à Faya pour évaluer la situation et permettre aux
autres acteurs d’assister ces retournés parmi lesquels on évoque déjà des cas de rougeole.

 

Le 22 mars, le gouvernement tchadien a rencontré le corps diplomatique et a lancé un appel à l’aide à la communauté internationale pour le soutenir dans les opérations en cours : la prise en charge au niveau des frontières, l’acheminement et la relocalisation des Tchadiens et étrangers qui ont réussi à quitter la Libye. Selon le ministère tchadien des Affaires étrangères, les besoins induits par la situation en Libye sont d’ores et déjà supérieurs aux capacités budgétaires du pays.

Le 18 mars, l’Organisation des Nations Unies a lancé un appel conjoint à Genève afin de mobiliser des fonds additionnels pour continuer à assurer le transport des personnes fuyant la crise Libyenne.

La communauté tchadienne vivant en territoire libyen est estimée à 300 000 personnes dont plus de la moitié sont originaires de la bande sahélienne (régions du Kanem, du Lac et du Bahr El Gazal).

Les retournés sont arrivés sans ressources. Cette situation accroît le degré de vulnérabilité de certains habitants de la bande sahélienne2, car de nombreux chefs de ménages sont partis en Libye pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Les denrées libyennes (pates alimentaires, sucre, huile, farine de blé, lait, conserves de toutes sortes et gasoil etc.) arrivaient régulièrement à Mao et à Moussoro en provenance de la Libye. Les convois de marchandises ont cessé et les prix ont augmenté en raison de la rareté des produits. A titre d’exemple : le prix du fût de 200 litres de gasoil est passé de 100 000 à 125 000 CFA (soit plus de 25 % d’augmentation).

Le prix du sac de 50 kg de farine de blé a augmenté de 37,5 % car il est passé de 16 000 à 22 000 CFA. .

 

 

Les horribles accidents

 

Il faut voyager sur l’axe N’Djamena Sud pour se rendre à l’évidence que les chauffards des minibus, gros porteurs et autres locomotives font de rallye. A part les dos d’âne construits dans les péages, le gouvernement est tenu à les construire à chaque 100m pour réduire la vitesse diabolique qu’engagent les conducteurs.

 

Ces deux minibus sont rentrés en colision terrible faisant un mort et deux blessés graves.

 

 

Amtimane: Un motocycliste tué

· Deux incidents sécuritaires à l’encontre de personnels UN et ONG ont été rapportés dans le pays du 25 mars au 1er avril 2011.

Par ailleurs, un véhicule du PAM a été percuté par un motocycliste près de Am-Timan le 26/03/2011; le conducteur de la moto est décédé sur le coup. Le conducteur du véhicule du PAM a été conduit au Commissariat d’Am-Timan pour sa sécurité et reste sur la localité dans l’attente des conclusions du Parquet. Le PAM a réglé les funérailles et des conciliations sont en cours avec la famille du défunt. Aucune hostilité particulière n’a cependant été signalée.

 

Abéché: Destitution du Sultan,

une personne interpellée

 

Le 28/03/2011, un employé local de la MINURCAT à Abéché a été interpellé par la gendarmerie puis mis à la disposition de la Sécurité du Territoire pour son implication supposée dans une demande de destitution du Sultan du Ouaddaï –membre de sa famille. Des négociations sont en cours pour obtenir sa remise en liberté rapide, aucune charge ne pesant officiellement contre lui. Cette interpellation intervient dans un contexte politique tendu à Abéché à l’approche des élections présidentielles.

 

 

Goré: Un chauffeur essuie 2 coups de feu

Le 31/03/2011 à 06h30, à 15 km de Goré en direction de Moundou, des individus armés ont tenté de braquer un véhicule de l’ONG Concern Worldwide. Le chauffeur a pu prendre la fuite mais a essuyé deux coups de feu qui n’ont pas fait de blessé. Concern Worldwide n’a pas fait circuler l’information relative à cet incident. A 06h50, au même endroit, 03 véhicules dont un appartenant au PAM, un bus d’une compagnie de transport privé et une voiture de l’évêché de Goré ont été braqués à leur tour. Les passagers ont été dépouillés de leurs biens. Le DIS et la Gendarmerie se sont rendus sur les lieux. Dans l’attente de la réunion du BSM, les véhicules UN seront escortés par le DIS sur l’axe Goré-Moundou jusqu’à nouvel ordre.

 

 

 Le torchon brûle a Mbikou

 

Au moment ou les présidentielles se préparent d’arrache pied, la sous préfecture du Mbikou prépare les siennes sous la chaleur. Cette braise a pris feu devant le marché de la dite localité. Une mésentente est née entre les allogènes et les autochtones. C’était en mi mars dernier. A l’origine, il paraîtrait qu’un commerçant situé en face du marché a rossé un garçon des environs huit ans après la « rompée » du marché aux alentours de 19h. Le motif de ce tabac n’a pas été expliqué. Les parents du garçon ont accouru vers le lieu de cri, le commerçant aurait abandonné le Rossé sur le lieu de son calvaire et a fui. Selon les témoignages des proches, cet acte n’est pas pour la première fois. Les mêmes témoignages indiquent que le malfaiteur du  bambin aurait fui la même nuit laissant tous ses biens après lui, car il se sentirait menacé par les parents du gosse. Ceux-ci se seraient jetés sur sa maison pour la saccager. D’autres sources informent qu’il aurait gagné de renfort et en serait revenu en lion pour venger ses biens saccagés. Il semble que les autorités de la place sont intervenues à temps pour éteindre le torchon qui brûle.

 

 

Ndjamena: Un chauffeur braqué

 

Le 30/03/2011 à 23h00 à N’Djamena, un chauffeur d’ACTED quittant son service sur une moto siglée a été braqué à 100m de la base au feu rouge proche de l’Ambassade du Cameroun, par deux individus à moto, dont un armé. Une enquête est en cours. La Cellule de Sécurité collabore avec les forces de sécurité locales pour établir de réponse rapide à ce genre d’incident.

 

Ndakonon / Maro: 130 têtes de bétail volées

Grâce à l’intervention des forces mixtes, une partie du bétail a été récupérée. Le 28/03/2011 à 23h00 à Ndakonon / Maro, des individus armés et en tenue militaire se sont introduits dans une ferme appartenant à un éleveur de Ndakonon (30 km de Maro) et ont dérobé 130 têtes de bétail. Les autorités ont engagé des recherches. Lors de la réunion du BSM de Maro le 31/03/2011, le Préfet a rappelé qu’il s’agissait du troisième incident de ce type au cours des dix derniers jours, et a préconisé l’adoption de mesures fermes à l’encontre des voleurs.

 




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