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ACTUALITES

Tchad : Le Président des ADH ciblé après sa plainte contre Bozizé devant la CPI


- 14 Février 2014 modifié le 14 Février 2014 - 20:04


Le Président de la République Idriss Déby reçoit une délégation de la Coalition des ADH pour la défense des victimes en Centrafrique
Le Président de la République Idriss Déby reçoit une délégation de la Coalition des ADH pour la défense des victimes en Centrafrique

LE BUREAU DU GROUPE DE REFLEXION SUR LES EXACTIONS TCHADO-SELEKISTES REPOND A MONSIEUR M.DJIDDA OUMAR, SECRETAIRE GENERAL DU RESEAU DES ADH DU TCHAD.

En date du 12 février 2014, nous avions prit connaissance dans les colonnes du journal afrique infos relayant Xinhua, de l’existence d’une association dénommé ADH chargé de défendre le droit des Tchadiens que nous récusons de la crédibilité sinon une simple caisse de résonnance et un instrument de propagande aux mains du président Idriss Deby Itno et destiné à tromper la vigilance de l’opinion publique nationale qu’internationale sur les razzias et les tueries aveugles organisées, planifiées et préméditées par le clan Deby et son fils Zacharia qui ont instauré une « Gestapo » à l’Hitlérienne puis de se comporter en RCA comme en territoire conquis. Une situation paradoxale à l’aube de ce troisième millénaire.
 
L’espace territorial centrafricain qui constitue le substrat de son existence a été violé à maintes reprises par la « caravane de la mort » envoyé par le président Idriss Deby avec l’appui et la coordination de son dauphin et fils Zacharia Deby. Nous constatons avec stupéfaction et effarement total que c’est l’agresseur qui se mue maintenant en victime innocent et que le peuple centrafricain qui a eu à payer de lourd tribut qui est indexé comme agresseur. Nous balayons donc d’un revers de la main, toute cette parodie, toute cette mascarade de nature à occulter la vérité. S’il faut remonter le cours de l’histoire depuis les accords de Libreville, au déclenchement de la rébellion séléka le 10 décembre 2012 jusqu’à son coup d’Etat du 24 mars 2013 et de ses conséquences subséquentes, il y’a des preuves notoires attestant de la responsabilité personnelle et directe du président Idriss Deby Itno et de sa suite. Toute une panoplie de documents révélant les faits et actes accompagnés de preuves matérielles sont d’ores et déjà déposés au bureau du procureur de la CPI pour besoin d’enquête. Et qu’au terme de l’article 42 du chapitre 4 du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, le bureau du procureur peut recevoir des communications et tous renseignements dûment étayés concernant les crimes relevant de sa compétence…, mais que ses membres ne sollicitent ni n’acceptent d’instruction d’aucune source extérieure. Ce qui insinue que la CPI n’aura pas les mains liées et qu’elle est libre de rendre la justice au nom du principe d’égalité de tous devant la loi. Cependant, nous nous réservons le droit de dire quoi que ce soit à propos au risque de bruler les étapes de l’enquête et de permettre à l’agresseur d’effacer des traces compromettantes. Plusieurs ONGs et autres associations non gouvernementales ont répertoriée, ficelée de témoignages, réunies de preuves et autres faisceaux d’indices qui sont d’ores et déjà dans les arènes de la CPI. Nous ne faisons pas de fuite en avant et que nous ne sommes nullement étonnés des agissements coupables du clan Deby qui vit avec une peur bleue au ventre. D’où nécessité de monter tout azimut des associations imaginaires destinées à un règlement de compte avec un tiers individu alors qu’il fallait remonter les investigations pour en savoir davantage. Dans son développement, l’ONG ADH s’investi du plein pouvoir de défendre les droits de tchadiens victimes d’exactions en République Centrafricaine. Une telle allégation est nulle et de s’inscrire en faux. Puisque le droit à une porté universelle avec la vocation de défendre les intérêts de chaque individu, de chaque société selon les prescriptions assorties de différents instruments juridiques internationaux contenu même dans le droit positif propre à chaque pays. L’ADH se fixe comme objectif d’assouvir les insatiables appétits d’un régime à l’agonie, affaibli par ses nombreuses frasques et crimes perpétrés d’abord dans son propre pays, puis de façon extraterritoriale. Par cette argutie au pied d’argile, le régime cherche à attraper une bouée de sauvetage pour se défendre. Mais pour ce qui nous concerne, nous portons la responsabilité de prendre en compte non seulement pour le cas d’espèce, le problème des Tchadiens ayant subit de mauvais traitement et obligés de prendre le chemin ou des centrafricains assimilés, mais d’aller plus en profondeur pour relever les faits excréteurs ayant conduit à l’ensemble de cette tragédie. Partant du fait générateur pour en rechercher la vraie cause ayant produit les conséquences incriminées. Or, l’ADH reçu dans les lambris dorés du palais présidentiel par le président Deby et dans son analyse à l’allure d’une synecdoque portait exclusivement son choix sur deux centrafricains dans leur collimateur en oubliant de facto et de manière flagrante les autres déclinaisons du problème. Voilà une entité qui présente la façade de défendre la bonne cause, alors qu’en réalité, elle n’est qu’une association chargée de défendre et de protéger les infamies ubuesques d’un régime dictatorial tortionnaire de son peuple de par ses aventures téméraires et suicidaires. La déclaration de l’ADH apparait une fois de plus comme une insulte contre le peuple centrafricain meurtri. Au lieu de chercher de boucs émissaires ailleurs, cette machine de propagande politique à la solde de DEBY et consort ferait mieux de fournir des explications au peuple tchadien. Même au début de cette crise, certains opposants tchadiens doués de vision politique ont marqué leur désaccords aux velléités expansionniste de Deby voire des conséquences qui en découleraient par rapport à son immixtion dans les affaires centrafricano centrafricaine. Même son de cloche chez une frange partie de la population tchadienne habitant la RCA il y’a des lustres mais obligés de plier bagages dès le début de cette crise car, ayant la prémonition qu’un tel comportement va certainement engendrer de conséquences incalculables. Deby armait à tour de bras la population musulmane et cela au vu et au su de tout le monde.
 
Le régime du président Idriss Deby essaie d’échafauder différents plans pour calmer l’ardeur des tchadiens qui commencent en avoir ras le bol de ses errements politiques non seulement au Tchad, mais également au sein de la sous région de l’Afrique Centrale dont ils paient les conséquences innocemment du fait de la loufoquerie d’un tyran aux abois. Alors que les Tchadiens vivaient depuis toujours en parfaite symbiose avec leur frères et sœurs centrafricains dans une sorte de « melting-pot » jusqu’à ce que les visées politiques puissent prendre le dessus pour servir de vassal à une cause ; histoire de préserver son fauteuil. Pour cela, des centrafricains de la diaspora ont déjà prit langue avec leur frères tchadiens de mobiliser leur synergie en vue de sensibiliser les populations des deux camps.
 
Fait à Genève, le 14 Février 2014.

Alwihda est solidaire des victimes des exactions de la milice criminelle antibalaka crée, financée et instiguée par le général Bozizé... Dans un communiqué signé du porte-parole de Bozizé, un soutien sans aucune ambiguïté a été apporté aux exactions de ces milices criminelles qui non seulement lynchent les communautés minoritaires musulmanes, mais elles ne se sont pas empêchées de liquider physiquement toute personnalité, à l'instar du parlementaire, qui ne partage pas leur option suicidaire. C'est pourquoi, il n'existe pas un seul tchadien qui apporte un soutien à ces criminels, surtout que le monde suit avec préoccupation l'exode des communautés minoritaires vers les pays voisins et principalement au Tchad, après avoir été dépouillés de tous leurs biens.