Le système judiciaire tchadien franchit une nouvelle étape dans son évolution vers les standards internationaux. Organisées par le Ministère de la Justice et des Droits Humains, avec le soutien technique et financier de l’UNICEF, ces assises ont permis de poser les bases d'une réforme profonde du traitement judiciaire des mineurs.
Le passage de la répression à l'éducation
L'objectif central de cet atelier était de sensibiliser les magistrats, officiers de police et travailleurs sociaux à la nécessité de privilégier des sanctions éducatives plutôt que l'incarcération systématique. Le Directeur des Droits de l'Homme, M. Mbaïndigra Valéry, qui a présidé la clôture, a souligné que la situation sociale et éducative de l'enfant tchadien doit être au cœur de toute décision de justice.
Principales recommandations des participants
À l'issue des échanges, les acteurs de la chaîne pénale ont formulé des recommandations concrètes pour transformer durablement la prise en charge des mineurs :
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Au Gouvernement :
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Promouvoir activement les mesures alternatives (travaux d'intérêt général, médiation pénale, remise aux parents ou tuteurs).
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Améliorer le suivi social des enfants en conflit avec la loi pour éviter la récidive.
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Aux Partenaires (UNICEF et autres) :
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Maintenir et accroître l’appui technique pour la formation continue des acteurs de protection.
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Renforcer les structures d'accueil et de réinsertion pour les mineurs.
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En clôturant les travaux, M. Mbaïndigra Valéry a promis que ces recommandations ne resteraient pas lettre morte et seraient transmises aux plus hautes autorités compétentes. Cette clôture coïncidant avec la fin de l'année civile, elle symbolise une volonté de placer l'année 2026 sous le signe de la réhabilitation plutôt que de la punition pour la jeunesse tchadienne.
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Tchad : Vers une justice plus humaine pour les enfants en conflit avec la loi











