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Revue de Presse

Tchad : la revue de presse de la semaine du 23 au 28 août 2021


Alwihda Info | Par Tchonchimbo Ouapi Raphaël - Yana Abdoulaye - 28 Août 2021


Le processus d'organisation du dialogue national inclusif, la conduite de la transition, l'insécurité dans le Sahel, la situation sociale de plus en plus dure suite à la cherté de la vie et les informations culturelles ont rempli les colonnes des journaux de la semaine.


Tchad : la revue de presse de la semaine du 23 au 28 août 2021
"Le chien aboie, la caravane passe", titre à sa une l'Observateur. "Ce vieil adage des caravanes, si cher au défunt président Deby, a la peau dure. Il continue à faire son chemin. Les tchadiens ont crié, demandant au CMT de réviser la Charte de la transition, d'arrêter sa logique de mettre en place un Conseil national de transition avant le dialogue national inclusif, de surseoir à la mise en place du comité d'organisation de ce dialogue, rejeté par la majeure partie des tchadiens. C'est par la sourde oreille qu'on leur répond. Aujourd'hui, au regard de ce qui se trame autour du dialogue national inclusif, il nous semble que c'est un bis repetita des fora qui se dessine. Tous ces monstres politiques, pour ne pas dire fossoyeurs du Tchad , au sens propre du mot, sont sortis du bois pour se positionner à l'organisation de ces assises", analyse l'Observateur.

"L'incompréhensible rétropédalage de Félix Nialbé", annonce ce Journal. "Nommé membre du Comité d'organisation du dialogue national inclusif par arrêté 0546/PCMT/ PMT/2021 du 13 août 2021, portant nomination des membres du comité d'organisation du dialogue national inclusif (CODNI), Romadoumngar Félix Nialbé a surpris tout le monde en se rétractant. Qu'est ce qui peut expliquer ce rétropédalage ?", s'interroge l'Observateur.

"Comité d'organisation du dialogue national inclusif, un organe contesté mais installé", relève l'Opinion. "Dialogue national inclusif, le coordonnateur de l'alliance Front national pour le changement (FNC), Yaya Diallo, ne mangera pas de ce plat pour des raisons de manque de crédibilité de ce comité d'organisation, vu son caractère non paritaire comme l'a demandé une partie de l'opposition politique et de la société civile. Cependant, contre toute attente, ce comité a été installé par le premier ministre de transition, Pahimi Padaké Albert".

"Nous n'irons pas à une kermesse de simulacre de dialogue. Nous allons participer au dialogue que si et seulement si un comité valable accepté par tous est mis en place", dit l'opposant Yaya Diallo dans les colonnes de l'Opinion.

La transition politique au Tchad : "l'heure des grandes manœuvres", constate La Voix. Par décret n° 315 du 17 août 2021, le président du Conseil militaire de transition (CMT) a nommé 28 personnalités, membres du comité technique spécial chargé de la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif. Ce décret est intervenu trois jours seulement après celui portant nomination des membres du CODNI.

L'insécurité dans le Sahel : "Que cache le retrait partiel des soldats tchadiens ?", s'interroge La Voix. "Pendant que la force multinationale du G5 peine à accomplir sa mission qui consiste à sécuriser la zone dite des trois frontières, le gouvernement tchadien surprend son petit monde en annonçant le retrait de ses 1200 soldats déployés en février. Pourquoi un tel retrait maintenant ?", s'interroge La Voix. "Il s'agit d'un redéploiement stratégique pour s'adapter au mieux à l'organisation des terroristes", a affirmé le chef du gouvernement tchadien sur RFI.

" Kaka, le peuple meurt de faim", annonce à sa Une Abba Garde". "Manger à sa faim relève d'un miracle dans la quasi-totalité des ménages. L'augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécessité met en déséquilibre les budgets et est source de conflits dans les couples. Les femmes, gérantes des familles, ne se retrouvent plus. Le pouvoir public croise les bras et ne font rien pour soulager les consommateurs. C'est cette situation qui finira par mèttre toutes les familles dans les rues. Ce ne seront plus les simples tintamarres des fonctionnaires de "Wakit Tamma" ou des diplômés sans emploi. Ce sera une révolution du ventre si le CMT ne s'empresse pas pour trouver la solution urgente, la grenades sociale se degoupillera un bon matin. Des familles entières, femmes, hommes, enfants et vieillards désespérés se donneront rendez-vous dans les rues. Face aux émeutes de la faim, le CMT finira par se rendre compte que ce n'est pas un bétail qu'il a trouvé sur les traces d'Idriss Deby mais plutôt un peuple d'hommes capables de prendre son destin en main", analyse Abba Garde.



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