Le tribunal de grande instance de N'Djamena a examiné, ce mardi 3 mars 2026, le dossier d'un prévenu actuellement en détention provisoire à la maison d'arrêt de Klessoum. Il est accusé d'avoir porté un coup mortel à son voisin, avec lequel il partageait une concession.
Le drame trouve son origine dans une querelle de voisinage. Selon les premiers éléments de l'enquête et les témoignages recueillis, la victime s'était plainte auprès du prévenu des allées et venues de ses visiteurs. Il lui aurait demandé de faire en sorte que ces derniers cessent d'utiliser la douche commune, et de ne plus attacher leur corde à linge à un endroit qui le gênait.
La discussion s'est envenimée, et la victime aurait alors proféré une menace explicite à l'encontre du prévenu, déclarant que l'un d'eux finirait au cimetière de Lamadji. Le jour des faits, de retour du travail, la victime a retrouvé son voisin et la dispute a repris. C'est alors que la victime aurait sorti un couteau et asséné plusieurs coups au prévenu.
Ce dernier, après avoir réussi à maîtriser son agresseur et à lui arracher l'arme, aurait porté à son tour un coup fatal à la victime. Devant le tribunal, la défense, menée par l'avocat du prévenu, a plaidé la légitime défense. Pour appuyer sa position, il s'est référé aux articles 61 et 68 du code pénal, qui encadrent ce droit.
De son côté, le procureur a requis une peine de 8 ans d'emprisonnement ferme, assortie d'une amende de 500 000 francs à verser au trésor public. Il a fermement rejeté la thèse de la légitime défense. Dans son réquisitoire, le magistrat a souligné qu'une fois que le prévenu avait maîtrisé la victime et l'avait désarmée, il n'était plus en situation de danger immédiat.
Selon le procureur, il aurait dû, à ce moment-là, appeler les forces de l'ordre plutôt que de riposter mortellement. La décision a été mise en délibéré et sera rendue la semaine prochaine, afin de permettre au président du tribunal de prendre sa décision finale.
Le drame trouve son origine dans une querelle de voisinage. Selon les premiers éléments de l'enquête et les témoignages recueillis, la victime s'était plainte auprès du prévenu des allées et venues de ses visiteurs. Il lui aurait demandé de faire en sorte que ces derniers cessent d'utiliser la douche commune, et de ne plus attacher leur corde à linge à un endroit qui le gênait.
La discussion s'est envenimée, et la victime aurait alors proféré une menace explicite à l'encontre du prévenu, déclarant que l'un d'eux finirait au cimetière de Lamadji. Le jour des faits, de retour du travail, la victime a retrouvé son voisin et la dispute a repris. C'est alors que la victime aurait sorti un couteau et asséné plusieurs coups au prévenu.
Ce dernier, après avoir réussi à maîtriser son agresseur et à lui arracher l'arme, aurait porté à son tour un coup fatal à la victime. Devant le tribunal, la défense, menée par l'avocat du prévenu, a plaidé la légitime défense. Pour appuyer sa position, il s'est référé aux articles 61 et 68 du code pénal, qui encadrent ce droit.
De son côté, le procureur a requis une peine de 8 ans d'emprisonnement ferme, assortie d'une amende de 500 000 francs à verser au trésor public. Il a fermement rejeté la thèse de la légitime défense. Dans son réquisitoire, le magistrat a souligné qu'une fois que le prévenu avait maîtrisé la victime et l'avait désarmée, il n'était plus en situation de danger immédiat.
Selon le procureur, il aurait dû, à ce moment-là, appeler les forces de l'ordre plutôt que de riposter mortellement. La décision a été mise en délibéré et sera rendue la semaine prochaine, afin de permettre au président du tribunal de prendre sa décision finale.
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Tchad : meurtre au voisinage, le procureur requiert 8 ans de prison, la défense plaide la légitime défense







