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AFRIQUE

Togo : les producteurs agricoles apprennent à lutter contre la chenille légionnaire d’automne


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 22 Août 2019 modifié le 22 Août 2019 - 06:46


Les cultures de maïs, au stade végétatif précoce, attaquées par la chenille légionnaire d’automne, Harare, Zimbabwe, mars 2018.  Photo: © FAO/Edward Ogolla
Les cultures de maïs, au stade végétatif précoce, attaquées par la chenille légionnaire d’automne, Harare, Zimbabwe, mars 2018. Photo: © FAO/Edward Ogolla
Lomé - Il s’est ouvert depuis lundi à Lomé, un séminaire de formation sur les méthodes pour combattre la chenille légionnaire d’automne au Togo.

Cette rencontre de cinq jours, réunit, entre autres, les agents de terrain de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), rattaché au ministère de l’agriculture, et des producteurs leaders, sélectionnés pour l’occasion.

L’objectif poursuivi par les organisateurs de cette session de formation est de renforcer les capacités des participants sur la détection des chenilles, grâce à la technologie, notamment par l’usage de l’intelligence artificielle intégrée à une application smartphone. Une technique qui permet de détecter rapidement la présence de la chenille sur les plantes.

Cette innovation technologique est un nouveau moyen mis à la disposition des agriculteurs locaux pour lutter contre ce ravageur, qui se nourrit de feuille et de tiges de plus de 80 espèces végétales telles que, le maïs, le riz, le sorgho, la canne à sucre, les légumes et le coton.

La session de formation, prévue pour être rééditée sur toute l’étendue du territoire, se tient avec l’appui du FAO et de la Banque africaine de développement (BAD). Rappelons qu’en mars 2019, le Togo a bénéficié de 580 millions de FCFA, en don, de la part de ces deux institutions, pour venir à bout de cet insecte qui au cours de la campagne agricole 2017-2018 a ravagé 160 581,5 hectares de maïs.

Il faut aussi préciser que dans le cadre de la lutte contre le phénomène, le gouvernement a déboursé depuis 2017, plus de 177 millions de FCFA pour acquérir et distribuer gratuitement aux producteurs victimes des attaques, des insecticides, des appareils de traitement phytosanitaire et des équipements de protection individuelle.

Le ministère de l’agriculture a également adopté un plan stratégique quinquennal de lutte contre le ravageur dont le montant total est estimé à 3 200 000 dollars US, soit près de 1,9 milliards de FCFA. Selon les chercheurs, si rien n’est fait, ce fléau pourrait faire perdre 13,5 millions de tonnes de maïs rien que dans quatorze pays africains, ce qui représente plus de 20% de la production totale.