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AFRIQUE

UA/Sommet extraordinaire de Niamey : la zone de libre-échange portée sur les fonts baptismaux


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 9 Juillet 2019 modifié le 9 Juillet 2019 - 09:44

Le sommet extraordinaire de l’Union Africaine qui s’est tenu les 7 et 8 juillet 2019 à Niamey (Niger) a consacré la création de la Zone de Libre-échange continental (ZLEC), en présence d’une trentaine de chefs d’Etat dont le congolais Denis Sassou N’Guesso qui a regagné Brazzaville, ce 08 juillet dans l’après-midi.


Les chefs d'Etat et de gouvernement présents à Niamey.
Les chefs d'Etat et de gouvernement présents à Niamey.
L'Afrique dispose dorénavant de sa zone de libre-échange. Les 53 pays africains, dont la République du Congo sur 54 ont signé à Niamey au Niger, l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale. L’accord ainsi paraphé entre en vigueur en juillet 2020. C’est « un ensemble cohérent de mesures qui doivent permettre d’augmenter le niveau des exportations inter-africaines », selon le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui a précisé que « l’Afrique sera riche de ses matières premières lorsqu’elle sera capable de les transformer ».

Ce projet de marché commun africain vise éliminer, d’ici cinq ans, des droits de douane sur un ensemble de produits représentant 90% des lignes tarifaires. C’est Accra (Ghana) qui a été choisi par les chefs d’Etat africains pour abriter le siège de cette nouvelle structure qui suscite tant d’espoirs, en termes d’intensification des échanges inter africains.

Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahmat a soutenu que dès son lancement, la ZLEC sera soutenue par un mécanisme de surveillance en ligne et d’élimination des barrières non tarifaires continentales, ainsi que par une plateforme panafricaine de paiements et de règlements numériques, une application pour les entreprises et un portail de l’observatoire africain d’e-commerce.

L’UA favorable à l’harmonisation des initiatives sur la Libye

La situation politique et sécuritaire en Libye, avec le bombardement d’un centre de migrants dans la ville de Tripoli n’a pas échappé à l’attention des chefs d’Etat qui se sont retrouvés à Niamey. La réunion y relative, tenue en marge du sommet extraordinaire de Niamey, a été présidée par Denis Sassou N’Guesso en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye.

Au terme de cette réunion, les chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation devant la pluralité des médiations qui compliquent ainsi le dossier libyen. L’UA s’est dite favorable à une harmonisation des initiatives.

Denis Sassou N’Guesso a également eu des échanges avec certains de ses homologues. Quatre chefs d’Etats l’ont, en effet, rencontré, dimanche soir : Alpha Condé de la Guinée, Faure Gnassingbé du Togo, Sahle-Work Zewde d’Ethiopie et d’Antoine Felix Tshisékédi de la RDC. Le lancement de la zone de libre-échange continentale qui venait d’être portée sur les fonts baptismaux a, notamment, constitué la principale préoccupation de ces échanges de haut niveau.