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INTERNATIONAL

Un rapport onusien confirme des cas de torture et des meurtres au Venezuela


Alwihda Info | Par Emily Louise Bowman - S.A. - 10 Juillet 2019 modifié le 10 Juillet 2019 - 07:23


Le 5 juillet, des manifestants brandissent des pancartes qui forment le message « Fin à la torture » lors d’un rassemblement contre Nicolas Maduro et ses acolytes à Caracas, au Venezuela. (© Carlos Garcia Rawlins/Reuters)
Le 5 juillet, des manifestants brandissent des pancartes qui forment le message « Fin à la torture » lors d’un rassemblement contre Nicolas Maduro et ses acolytes à Caracas, au Venezuela. (© Carlos Garcia Rawlins/Reuters)
Des milliers de Vénézuéliens ont été victimes de « torture et de mauvais traitements, de violence sexuelle et de meurtres et disparitions forcées » aux mains du régime illégitime de Maduro, d’après un rapport des Nations unies publié le 5 juillet.

« L’une des statistiques les plus troublantes est le bilan des morts victimes des Forces d’action spéciales de l’ancien régime Maduro, à savoir au moins 5 287 en 2018 et, au minimum, 1 569 autres du début à la mi-mai 2019 », a noté la porte-parole du département d’État, Morgan Ortagus.

La Haute Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a déclaré au moment de présenter le rapport : « Les institutions essentielles et l’État de droit au Venezuela ont été profondément érodés. » Mme Bachelet a souligné que les communautés indigènes se faisaient « exploiter dans des conditions d’esclavage pour l’extraction illégale d’or. »

La Haute Commissaire a fait remarquer que les chiffres publiés le 28 mai 2019 par la Banque centre du Venezuela montrent que les indicateurs économiques clés avaient commencé à baisser bien avant août 2017, lorsque les sanctions étrangères ont été imposées.

Mme Bachelet a annoncé que, compte tenu des conclusions du rapport, l’organe onusien chargé de la prévention de la torture se rendrait au Venezuela pour visiter des centres de détention.

Morgan Ortagus, la porte-parole du département d’État, a exhorté la communauté internationale à reconnaître officiellement Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela « et à retirer tout reste de soutien à l’ancien régime Maduro » au vu du rapport du Commissariat de l’ONU sur les droits de l’Homme.