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SPORTS

Boxe arabe/Grand Prix de Russie : « L’Afrique va ramener au moins la moitié des médailles »


Alwihda Info | Par - 23 Février 2021

Le président de la Fédération africaine de boxe arabe (FABA), Éric Richard Ella Bekale affiche bien les ambitions du continent, lors de ce grand évènement sportif et culturel qui se tiendra à Moscou du 21 avril au 1er mai 2021.


Boxe arabe/Grand Prix de Russie : « L’Afrique va ramener au moins la moitié des médailles »
Au moment où le continent s’apprête à participer au Grand Prix de Russie de boxe arabe, quelles sont les chances de médailles des Africains ?
Les chances des Africains sont comme celles de la plupart des continents. Mais il faut rappeler qu’en matière de sport de combat, l’Afrique a des références et je pense que nous allons pouvoir ramener des médailles en jeu. Ainsi, dans les catégories où les Africains vont combattre, je reste convaincu que la moitié au moins reviendra avec des médailles.

A deux mois de cet évènement sportif, quel est l’état des préparatifs au sein des différents pays du continent ?
La préparation au niveau des différents pays se déroulent très bien. Toute l’Afrique s’est mobilisée déjà pour cet évènement. Il n’y a qu’à regarder les médias des différents pays africains. Il y a beaucoup d’enthousiasme et de conviction pour la participation des Africains à cette grande compétition qu’est le Grand Prix de Moscou.

Au-delà de l’aspect purement sportif, que peut-on attendre du Grand Prix de Russie ?
En dehors de l’aspect sportif, le Grand Prix de Moscou est d’abord une rencontre internationale qui va permettre aux Africains de se retrouver entre eux. Parce qu’il y a rarement des évènements sportifs où vous pouvez avoir quarante pays africains réunis dans un même pays. Je pense même que ça ne s’est jamais fait. C’est déjà une première victoire que de réunir tous les pays africains, cela nous permettra d’avoir une assemblée générale. Cela permettra également à nos médias d’échanger, de partager les connaissances, de former une association des journalistes africains, de façon à pouvoir communiquer sur la boxe arabe de façon instantanée. La deuxième victoire est sportive, comme je l’ai dit précédemment avec la possibilité d’engranger les victoires. Enfin, la troisième victoire est économique et politique, car il y aura des ministres des sports des différents pays, ce qui permettra des échanges entre eux.
Bien plus, nos politiques et nos hommes d’affaires pourront également échanger avec le monde arabe, et aussi avec la Russie. Vous voyez qu’à travers un évènement sportif, on peut impacter sur la politique et l’économie. De toutes les façons, je pense qu’un pont direct va s’établir entre l’Afrique et la Russie, entre l’Afrique et le monde arabe constitué de 22 pays. C’est un challenge à trois.

De manière générale, comment se porte la Fédération africaine de boxe arabe ?
La Fédération africaine de boxe arabe se porte très bien. J’ai la chance d’être bien entouré. J’ai un bureau constitué de la plupart des régions d’Afrique. C’est un bureau qui permet d’intégrer toutes les régions d’Afrique et qui contribue au développement de la boxe arabe. Nous sommes une jeune Fédération et nous avons beaucoup d’ambitions. Nous sommes très enthousiastes et travaillons beaucoup de façon à ce que cette Fédération soit l’une des meilleures en Afrique.

Quel est votre plan d’action à court terme pour vulgariser davantage la boxe arabe à travers les pays africains ?
Notre plan d’action à court terme pour vulgariser la boxe arabe, c’est d’abord la communication comme nous le faisons en ce moment et le Grand Prix de Russie est un support grâce auquel l’Afrique entière a pu découvrir la boxe arabe. Après, nous allons travailler sur les fédérations nationales car c’est à travers celles-ci que nous ferons développer la discipline. Nous allons faire un travail d’appui aux différentes fédérations nationales de façon à augmenter le nombre de licenciés, car c’est avec un nombre important de licenciés qu’on peut développer un sport. Avec les évènements que nous allons organiser, à un rythme d’un gala toutes les trois semaines, beaucoup de jeunes Africains pourront gagner leur vie ; dès lors, ils serviront de modèles aux jeunes qui s’en inspireront pour s’inscrire dans les salles et pratiquer la boxe arabe.

Quelle est la particularité de la boxe arabe ?
La boxe arabe est un sport de combat qui a la particularité d’être proche du kick-boxing. Par exemple, c’est les coups de genoux. C’est-à-dire qu’au niveau du kick-boxing, on donne des coups de pieds à partir des cuisses jusqu’à la tête, les coups de points sont ceux de la boxe anglaise. Et la boxe arabe en plus,0 c’est les coups de genoux et les saisies. Cela fait partie de la culture arabe. C’est un sport né en Irak il y a 12 siècles et la Fédération internationale existe depuis près de 50 ans. La particularité est donc que c’est un sport issu de la culture arabe et au niveau de l’Afrique, nous avons quand même sept pays de culture arabe. Donc, nous pouvons dire que la boxe arabe tire sur la culture africaine.