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AFRIQUE

CEDEAO-CEEAC : la lutte contre le terrorisme sur la table de discussion à Lomé


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 30 Juillet 2018 modifié le 30 Juillet 2018 - 19:42

Un sommet conjoint CEDEAO-CEEAC s’est ouvert, en mi journée, ce 30 juillet 2018 à Lomé (Togo), sous l’autorité du président togolais, Faure Gnassingbé. Plusieurs chef d’Etat d'Afrique de l'ouest et du centre, dont Denis Sassou N’Guesso du Congo y prennent part, avec la ferme détermination de barrer la voie à l'extrémisme violent et au terrorisme.


A Lomé, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et douanière de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) planchent principalement sur la paix et la situation sécuritaire dans les deux sous-régions. C’est du moins la volonté exprimée à l'ouverture des travaux par Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO et tous ceux qui lui ont succédé à la tribune comme Ali Bongo, président en exercice de la CEEAC.

Le président togolais, a dressé un bilan sécuritaire dans l’espace CEDEAO, soulignant que la proximité géographique et socio-économique entre celle-ci et la CEEAC a fait que ces deux sous régions partagent les mêmes défis sécuritaires et subissent d’autres activités illicites transfrontalières dont le trafic des armes, d’êtres humains et le blanchissement d’argent. «C’est donc important de lutter ensemble pour avoir un environnement sécurisé à travers une approche commune et à une vision partagée », a-t-il souligné. Il a rappelé la dynamique qui a conduit les deux organisations à tenir leur premier sommet conjoint le 25 juin 2013 à Yaoundé (Cameroun). Celui-ci avait débouché sur l’adoption de la Déclaration de Yaoundé sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée.

Ce sommet de Lomé a donné l’occasion aux chefs d'Etat et de gouvernement de faire l'évaluation, cinq ans après, des avancées dans la lutte contre le terrorisme et de définir de nouveaux axes de collaboration pour traquer les terroristes et les trafiquants dans le golfe de Guinée.

La Déclaration de Yaoundé avait en effet permis, selon ses initiateurs au lancement du «Processus de Yaoundé» destiné à doter l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest de cadres juridiques et opérationnels et d’une architecture effective de sécurité maritime, interconnectée et coordonnée par le Centre régional de coordination basé à Yaoundé.

Les questions de l'immigration des individus dans les deux espaces communautaires sous-régionaux ont également figuré au menu des échanges entre les chefs d'Etat et de gouvernement présents à ce sommet. Il en est de même de l'épineuse question de la fuite de capitaux au sein des deux zones économiques, franc CFA.

Plus de dix chefs d’Etat et de gouvernement ont pris part à ces assises organisées sous les auspices des Nations unies et des partenaires occidentaux. Le chef de l’Etat congolais qui y a pris part pourrait regagner Brazzaville, ce 31 juillet dans la soirée.