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AFRIQUE

Cameroun : Des expertises féminines débattent à l’université de Yaoundé I


Alwihda Info | Par - 9 Mars 2021

Deux pionnières, les Professeures Cécile Dolisane-Ebosse et Virginie Wanyaka Bonguen ont partagé leurs expériences d’enseignante le 4 mars dernier, en marge des activités comptant pour l’édition 2021 de la Journée Internationale de la Femme.


Désormais, des journées de grands débats ont lieu au département de sociologie de l’université de Yaoundé I. C’est ainsi que la semaine des figures féminines du Cameroun y a été organisée, en collaboration avec le Laboratoire Camerounais d'études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC), sous la coordination du Pr Armand Leka Essomba, chef de département de Sociologie, à l’université de Yaoundé I.

Ainsi, le 4 mars dernier, une conférence a permis de débattre sur le thème : « Civilisations féminines du passé et leadership féminin contemporain ». Dans une modération assurée par Mme Brigitte Nga Ondigui de l’université de Montréal, les conférencières, les Professeures Cécile Dolisane-Ebosse (chef du département des littératures et civilisations africaines de la faculté des arts, lettres et sciences humaines à l'université de Yaoundé I) et Virginie Wanyaka Bonguen (première femme professeure titulaire des universités en histoire, au Cameroun, enseignante-chercheure au département d'histoire de l'université de Yaoundé I), ont partagé leurs expériences d’enseignante d'université. A travers leurs interventions, il a été mis au goût du jour le « recours » à l'Afrique et aux identités africaines. Le public a perçu en ces deux pionnières, celles qui permettront aux femmes de s'élever vers les cimes de l’excellence.

Après ces brillants exposés, l'assistance a posé diverses questions. Toutefois, l’on constate une montée vertigineuse du nombre de femmes aux trajectoires controversées. Beaucoup constituent aujourd’hui des modèles du fait de leur prospérité matérielle et sont érigées en exemple de réussite sociale, poussant la jeune génération à en faire des guides. Ainsi, l’on s’achemine ainsi vers une forme de leadership féminin émergent. Dans leurs différentes interventions, les panélistes conseillent aux femmes de se fixer des objectifs à atteindre, sinon elles seront broyées par la gent masculine.

« Cette présence exclusive des expertises féminines dans le choix des conférencières fut un choix subjectif. Il ne s'agissait point de réduire les questions de genre au simple prisme des « women studies », encore moins de reléguer les luttes sociales d'un féminisme bien compris aux seules femmes », a déclaré le Pr Armand Leka Essomba. Au contraire, il s'est agi, pour cette première édition, d'accompagner d'abord intellectuellement la commémoration de la Journée internationale de la femme du 08 mars, en donnant prioritairement la parole aux femmes. Ensuite, il s'agissait de consolider davantage une tradition d'hospitalité intellectuelle à laquelle l'on tient au département et au CERESC.