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AFRIQUE

Cameroun /Électrification rurale : La préoccupation des femmes maires


Alwihda Info | Par - 19 Décembre 2018 modifié le 24 Décembre 2018 - 09:34

La deuxième session du comité de pilotage international tenue du 13 au 14 décembre dernier à Yaoundé a procédé au renforcement des capacités, sur la base des premières expériences de Bangangté et Fokoué.


Les femmes maires ont pris l’engagement d’œuvrer pour le bien-être de leurs populations.
Les femmes maires ont pris l’engagement d’œuvrer pour le bien-être de leurs populations.
En Afrique en général et au Cameroun en particulier, l’électricité occupe une place capitale pour la sécurité et le développement. Sans accès à l’énergie, à l’éclairage public ou à des centres de santé, la femme est exposée à des risques d’insécurité. Au Cameroun, cette problématique demeure une préoccupation pour les pouvoirs publics. Et généralement, la femme et la jeune fille font face à des corvées ménagères dans les zones rurales, en raison de l’absence de conduite d’eau et d’énergie.
C’est fort de cela que se sont tenus récemment à Yaoundé les travaux du projet du Réseau des femmes élues locales d’Afrique du Cameroun (REFELA-CAM), sous le thème : « Femmes et énergie durale : appui au réseau des femmes maires du Cameroun». Cette rencontre internationale s’est tenue en marge de la visite des premières installations et de leur inauguration à Bangangté et Fokoué, les 11 et 12 décembre dernier, dans la région de l’Ouest. Le plaidoyer conduit par la présidente du REFELA-CAM Célestine Ketcha Courtes, maire de Bangangté porte sur l’énergie qui est primordiale pour les femmes et la petite fille africaine. Partout où se trouve un projet structurant de développement durable, les femmes maires ont pris l’engagement d’œuvrer pour le bien-être de leurs populations.
De nouvelles communes bénéficient du projet d’installation lampadaire et mini centrales solaires : Mintom (Sud), Afanloum (Centre), Angossas (Est), Mayo-Oulo (Nord) et Mbengwi (Nord-ouest). Ainsi, grâce aux partenaires internationaux et nationaux, 2317 projets seront éligibles. Ce partenariat va permettre de les perfectionner jusqu’à leur phase de maturation. L’état d’avancement du projet énergie solaire de quatre communes (Mintom, Afanloum, Angossa, Mayo-oulo) est appréciable. Cela étant, l’insécurité qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun, et la disqualification pour non-conformité de l’unique entreprise technique, ont contribué à l’isolement de la commune de Mbengwi (Nord-ouest). Néanmoins, les travaux seront relancés le 29 décembre prochain et toutes les communes trouveront le sourire d’ici mars 2019.
Toutefois, les édifices hospitaliers et l’éclairage public dans les villes pilotes de Bangangté (Ndé) et de Fokoué (Menoua), qui marquent d’ailleurs la phase 1, sont d’ores et déjà opérationnels. Désormais, « une femme couchée sur le lit en train d’accoucher ne sera plus victime de la coupure intempestive », a rassuré la présidente du REFELA-CAM. Des actions d’éclat démontrent à suffisance le dévouement, le dynamisme et la détermination de la femme à sortir son ménage des soucis d’électrification. Il s’agira d’affirmer davantage sa place d’acteur du développement durable. En perspective, les sites expérimentaux du projet vont connaitre un embellissement le 07 janvier prochain. Avec la signature de la convention cadre de partenariat entre l’AIMF et le REFELA-CAM, l’on va renforcer l’appui financier des associés et donner des chances au projet de démarrer avec au moins deux villes pilotes.