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ANALYSE

Centrafrique : Djotodia a commis des crimes contre l’humanité


Alwihda Info | Par Simon Koitoua - 23 Novembre 2013

Les crimes commis par Michel Djotodia sont de la même catégorie que ceux perpétrés par l’ancien président irakien Saddam Hussein ou le Soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour.


Michel Djotodia, en janvier dernier. © Reuters
Michel Djotodia, en janvier dernier. © Reuters
Le moins que mérite l’homme médiocre de Bangui est sa présentation devant un juge pénal international pour de graves crimes commis en Centrafrique. La comptabilité est macabre. Quatre milles Centrafricains sont déjà tombés sous les balles et à la suite des incursions répétées de criminelles seleka. Tous ces actes portent une signature, celle du régime mercenaire de Djotodia avec comme patron Deby. Pour une paix durable, réelle et juste en Centrafrique et dans la sous région d’Afrique Centrale, le départ de Djotodia, la justice a du pain sur la planche. Djotodia se débat comme diable dans un bénitier pour obtenir gain de cause dans les crimes commis sous ses ordres en Centrafrique. De plus en plus, l’étau se resserre sur lui. C’est la fin d’un mythe entretenu par Idriss Deby.La création, le soutien et l’entretien de seleka est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. N’Djamena a commis la faute fatale, en entretenant cette énième insurrection de la RCA. Les puissances du monde pour qui ces actes constituent des crimes graves que leurs opinions publiques respectives ne pouvaient accepter sans broncher.

Souffler le chaud et le froid

Pour eux, aucun doute ne subsiste sur l’implication des dirigeants Tchadiens et Soudanais dans leur soutien aux rebelles de la seleka. Les crimes commis par Michel Djotodia sont de la même catégorie que ceux perpétrés par l’ancien président irakien Saddam Hussein ou le Soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour. Une insulte intolérable sur des millions de morts Centrafricains enregistrés depuis que le Tchad prend plaisir à déstabiliser la Centrafrique. Un modèle pour le reste de l’Afrique, nombre de Centrafricains ne partagent pas ce point de vue dans la mesure où, le régime monolithique de N’Djamena est une dictature. Des journalistes et des opposants subissent des traitements propres à une dictature. Le principal opposant est en détention. D’autres ont pris le chemin de l’exil d’autant plus que les dirigeants ne tolèrent aucune contradiction. Au final, toutes les accusations contre Michel Djotodia vont remonter à la surface. Les instances judiciaires internationales ne resteront pas silencieuses après autant de morts parmi les Centrafricains. Tôt ou tard, il est certain que la justice se mettra en mouvement pour sanctionner ces affairistes. Au-delà de la prédation et des crimes contre l’humanité, le régime seleka paiera également pour les violations graves des droits des citoyens Centrafricains. L’histoire récente de Mobutu est révélatrice de ce qui attend N’Djamena L’histoire, en Afrique, a malheureusement la vertu de se répéter. « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », renseigne une vieille sagesse. Après avoir semé la mort et la désolation en Centrafrique, la roue commence à tourner timidement en défaveur de Michel Djotodia.

Sinon, rien ne saurait justifier l’agitation de ces derniers jours. L’Ecclésiaste en sait quelque chose. C’est notamment lorsque la Sainte Bible rappelle à tout être qu’il y a un temps pour rire et un temps pour pleurer. La sagesse biblique conclut en rappelant que « Vanité des vanités, tout est vanité sous le soleil ». Djotodia doit partir ?

Simon Koitoua



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