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ANALYSE

Centrafrique : Les failles d’un régime aux abois


Alwihda Info | Par SIMON KOITOUA - 19 Octobre 2013


Centrafrique : Les failles d’un régime aux abois
Au regard des schémas politiques qui cimentent le débat sur le plan national, international tout observateur de la scène politique Centrafricain s’aperçoit que le régime tire vers à sa fin. L’évidence pour les Centrafricains est de constater avec amertume que, l’évolution des principes universels qui contraint aujourd’hui toutes les nations du monde à inscrire dans la logique de cette nouvelle donne politique, le régime de dictature militaire de la seleka, ne veut nullement changer de nature. Au contraire, il s’est résolument engagé sur le chemin des violentions des droits de l’homme.

Et, Djotodia, dans l’impossibilité de traduire dans les faits, puis dans l’instauration d’un Etat de défaillant où la terreur et la violence, les menaces de mort, les intimidations et autres complots d’assassinat contre les leaders d’opinion sont érigés en système de gouvernance.

Dans cette configuration de politique malsaine et de psychose généralisée sur la terre de nos aïeux, la violation systématique des droits de l’homme devient pour le régime seleka et sa soldatesque, un exercice aisé. Ainsi les citoyens sont confrontés au quotidien à la violation de leurs droits, même les plus élémentaires, notamment celui de la liberté d’expression.

Nombreuses sont les organisations internationales et non gouvernementales de défense des droits de l’homme qui, ont enquêté et établi des rapports accablants sur les violations répétées des droits de l’homme auxquelles s’adonne avec plaisir ce régime de toutes sortes. Cependant, ce pouvoir de Djotodia loin de changer, continue allègrement d’évoluer dans le sens de la violation flagrante des droits de l’homme comme mode de gestion des affaires publiques.

Les droits de l’homme étant une exigence universelle car, fondés sur la nécessité absolue de la protection de la personne humaine dans ses droits fondamentaux dont le droit à la sûreté, le droit à la liberté de conscience, le droit à l’inviolabilité physique et matérielle, constituent des exigences partagées dans le monde civilisé.

La vie et la liberté sont des dons de Dieu. Nul n’a donc le droit de disposer de la vie d’autrui, compte tenu de l’infinité de la raison. Malheureusement, ces principes souffrent cruellement de violations permanentes au pays de Baganda et se dégradent au jour le jour.

La situation dramatique que vit le peuple Centrafricain, est de la responsabilité de tous les intellectuels qui ont apporté à ce régime Sanguinaire, leur soutien et qui n’ont pas su à un moment de leur vie, prendre leur courage à deux mains pour démissionner.

. Et au peuple d’en subir toutes les conséquences. Quel chef de la Transition ?

.Les griots avérés du régime, il est facile pour les adeptes du recul de prendre des libertés avec les droits de l’homme en toute impunité et de commettre des actes insensés contre la vie et les biens de ceux qui ne veulent pas regarder dans la même direction qu’eux.

Avec les derniers développements de la situation sociopolitique en Centrafrique qui va de déconfiture en déconfiture et les événements qui en résultent, ce régime Sanguinaire s’active à plonger une fois encore la Centrafrique dans des années sombres de son histoire, les menaces de mort et d’intimidations contre les journalistes etc.

SIMON KOITOUA

Michel Djotodia, center, rebel leader who declared himself president, arrives for meetings with government armed forces, Bangui, Central African Republic, March 28, 2013.
Michel Djotodia, center, rebel leader who declared himself president, arrives for meetings with government armed forces, Bangui, Central African Republic, March 28, 2013.