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ANALYSE

Centrafrique : Michel Djotodia pratique la politique d’exclusion sociale


Alwihda Info | Par Simon Koitoua - 17 Décembre 2013


En Centrafrique, on continue de tribaliser Michel Djotodia le véritable attardé mental, un vrai démagogue avéré, un décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il fait les compatriotes des régions de Ndele et Birao occupent des postes juteux en défaveur d’autres régions de la Centrafrique Djotodia pratique la politique de l’exclusion sociale. Pas seulement dans les interactions entre citoyens, mais, pis, au niveau institutionnel. L’exclusion ou l’inclusion sociale sur fond d’identité ethnique sont érigées en mode de gouvernance des domaines publics sous le régime des voyous seleka. Les forces politiques, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, le savent. Les populations le vivent, et ceci, indépendamment du fait qu’elles proviennent du Sud, du Nord, et l’Est ou de l’Ouest. Le malaise est évident, généralisé et envahissant. Certains le disent tout bas, les autres le taisent, partout c’est la démission ou la résignation. Nul n’a le courage citoyen ou politique d’attaquer le mal à sa source, de l’indexer publiquement, d’afficher une position politique claire à la mesure des incidences gravissimes que ce dernier a sur l’équilibre sociopolitique du pays, ou d’adopter des stratégies et les mesures conséquentes pour l’extirper définitivement de la République Centrafricaine.


Le président centrafricain Michel Djotodia, le 30 novembre 2013 à Bangui (Centrafrique). (SIA KAMBOU / AFP)
Le président centrafricain Michel Djotodia, le 30 novembre 2013 à Bangui (Centrafrique). (SIA KAMBOU / AFP)
Les couches sociales, sans doute minoritaires, qui en bénéficient s’en accommodent tout en travaillant activement ou passivement pour sa pérennisation. Quant à l’écrasante majorité des communautés victimes, elles la subissent dans la résignation espérant que la roue de l’histoire tourne assez vite en leur faveur. Les politiciens carriéristes, pour leur part, comme des vautours enragés et assoiffés de chair, sont tous si occupés à disputer le fauteuil au sommet qu’ils ne se préoccupent ni de cette mal préparé et entretenu par le Vampire Michel Djotodia qui le sous-tendent ni du podium sur lequel il est posé. Ces politiciens, en effet, ne se sont jamais rendus à l’évidence qu’en Centrafrique il n’est plus possible d’atteindre une paix sociale durable et la stabilité politique, véritables gages de l’essor économique et de la renaissance nationale, si la problématique de la politico-ethnique n’est pas résolue. Il s’agit ici d’une problématique nationale qu’il n’est plus possible d’éluder. Elle doit être affrontée avec sagacité intellectuelle et une extrême responsabilité politique. Tant que cette gangrène ne sera définitivement extirpée de nos villages et de nos villes.

Quelles en sont les manifestations et les incidences sur l’évolution sociopolitique de notre pays ? Quelles positions sont les nôtres relativement au phénomène, nous, de la nouvelle génération des hommes et ou femmes politique ?

Seule solution pour la paix en Centrafrique Djotodia doit démissionner sans condition et immédiat, avec la mise en place d’une nouvelle transition consensuelle avec des hommes et ou des femmes capables pour conduire la destinée de ce pays.

Par Simon Koitoua