Après plus de mille jours de guerre entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF), le pays est plongé dans un chaos total.
Plus de 12 millions de personnes ont été déplacées, faisant du Soudan la plus grande crise mondiale de déplacements forcés, l’Égypte et le Tchad accueillant le plus grand nombre de réfugiés. Plus de 34 millions de personnes, soit plus de 70 % de la population, ont aujourd’hui besoin d’aide humanitaire, tandis que plus de 21 millions souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, avec des conditions de famine déjà confirmées dans certaines régions du Darfour et du Kordofan du Sud.
Massad Boulos a dénoncé la destruction des hôpitaux, l’effondrement des systèmes d’eau et l’isolement de communautés entières privées d’assistance. Il a également évoqué des rapports crédibles faisant état de massacres, de violences sexuelles, de recrutements forcés et d’entraves systématiques à l’aide humanitaire.
« Il n’y a pas de bons acteurs dans ce conflit », a-t-il affirmé, soulignant que les RSF comme les SAF portent une responsabilité directe dans les violations graves des droits humains et la prolongation de la guerre. Il a cité les atrocités commises à El-Fasher et dans l’ensemble du Darfour, tout en pointant également les bombardements indiscriminés et détentions arbitraires imputés aux forces régulières.
Le responsable américain a aussi mis en garde contre le rôle déstabilisateur de réseaux islamistes liés à l’ancien régime, accusés d’exploiter le conflit pour regagner de l’influence au sein des institutions et des structures armées. Washington, a-t-il assuré, n’hésitera pas à utiliser sanctions et autres mesures contre toute tentative de sabotage du processus civil ou de retour à l’autoritarisme.
Dans ce contexte, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre plusieurs commandants des RSF impliqués dans des crimes graves, notamment des massacres ethniques, actes de torture, violences sexuelles et tactiques de famine. Ces mesures incluent gels d’avoirs, interdictions de voyage et restrictions de visas.
Toutefois, Massad Boulos a rappelé que la seule reddition de comptes ne suffira pas à mettre fin à la guerre. Il a appelé à une trêve humanitaire immédiate, sans conditions préalables, afin de garantir un accès sûr et durable de l’aide aux populations. Les États-Unis travaillent avec plusieurs partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ainsi qu’avec les Nations unies, pour mettre en place un mécanisme de supervision de cette trêve.
Sur le plan humanitaire, Washington a contribué à mobiliser récemment 1,5 milliard de dollars supplémentaires pour le Soudan, portant l’aide américaine totale à 2,5 milliards depuis le début du conflit. Mais, a insisté M. Boulos, « l’argent ne suffit pas si les convois sont bloqués et les travailleurs humanitaires ciblés ».
Au-delà de l’urgence humanitaire, les États-Unis plaident pour un véritable processus politique menant à un gouvernement civil inclusif et représentatif. « L’avenir du Soudan ne peut être décidé par des généraux », a déclaré Massad Boulos, appelant à rendre le pouvoir aux civils – médecins, enseignants, jeunes leaders et organisations de femmes – qui avaient porté la révolution pacifique.
Il a proposé cinq piliers d’action : une trêve humanitaire immédiate, un accès durable à l’aide, une approche progressive vers un cessez-le-feu permanent, un processus politique débouchant sur une transition civile et des élections libres, et enfin un vaste programme de reconstruction et de relance économique.
Massad Boulos a réaffirmé l’engagement des États-Unis à travailler avec la communauté internationale pour mettre fin à ce conflit « tragique » et soutenir un avenir pacifique, démocratique et civil pour le peuple soudanais.
Plus de 12 millions de personnes ont été déplacées, faisant du Soudan la plus grande crise mondiale de déplacements forcés, l’Égypte et le Tchad accueillant le plus grand nombre de réfugiés. Plus de 34 millions de personnes, soit plus de 70 % de la population, ont aujourd’hui besoin d’aide humanitaire, tandis que plus de 21 millions souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, avec des conditions de famine déjà confirmées dans certaines régions du Darfour et du Kordofan du Sud.
Massad Boulos a dénoncé la destruction des hôpitaux, l’effondrement des systèmes d’eau et l’isolement de communautés entières privées d’assistance. Il a également évoqué des rapports crédibles faisant état de massacres, de violences sexuelles, de recrutements forcés et d’entraves systématiques à l’aide humanitaire.
« Il n’y a pas de bons acteurs dans ce conflit », a-t-il affirmé, soulignant que les RSF comme les SAF portent une responsabilité directe dans les violations graves des droits humains et la prolongation de la guerre. Il a cité les atrocités commises à El-Fasher et dans l’ensemble du Darfour, tout en pointant également les bombardements indiscriminés et détentions arbitraires imputés aux forces régulières.
Le responsable américain a aussi mis en garde contre le rôle déstabilisateur de réseaux islamistes liés à l’ancien régime, accusés d’exploiter le conflit pour regagner de l’influence au sein des institutions et des structures armées. Washington, a-t-il assuré, n’hésitera pas à utiliser sanctions et autres mesures contre toute tentative de sabotage du processus civil ou de retour à l’autoritarisme.
Dans ce contexte, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre plusieurs commandants des RSF impliqués dans des crimes graves, notamment des massacres ethniques, actes de torture, violences sexuelles et tactiques de famine. Ces mesures incluent gels d’avoirs, interdictions de voyage et restrictions de visas.
Toutefois, Massad Boulos a rappelé que la seule reddition de comptes ne suffira pas à mettre fin à la guerre. Il a appelé à une trêve humanitaire immédiate, sans conditions préalables, afin de garantir un accès sûr et durable de l’aide aux populations. Les États-Unis travaillent avec plusieurs partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ainsi qu’avec les Nations unies, pour mettre en place un mécanisme de supervision de cette trêve.
Sur le plan humanitaire, Washington a contribué à mobiliser récemment 1,5 milliard de dollars supplémentaires pour le Soudan, portant l’aide américaine totale à 2,5 milliards depuis le début du conflit. Mais, a insisté M. Boulos, « l’argent ne suffit pas si les convois sont bloqués et les travailleurs humanitaires ciblés ».
Au-delà de l’urgence humanitaire, les États-Unis plaident pour un véritable processus politique menant à un gouvernement civil inclusif et représentatif. « L’avenir du Soudan ne peut être décidé par des généraux », a déclaré Massad Boulos, appelant à rendre le pouvoir aux civils – médecins, enseignants, jeunes leaders et organisations de femmes – qui avaient porté la révolution pacifique.
Il a proposé cinq piliers d’action : une trêve humanitaire immédiate, un accès durable à l’aide, une approche progressive vers un cessez-le-feu permanent, un processus politique débouchant sur une transition civile et des élections libres, et enfin un vaste programme de reconstruction et de relance économique.
Massad Boulos a réaffirmé l’engagement des États-Unis à travailler avec la communauté internationale pour mettre fin à ce conflit « tragique » et soutenir un avenir pacifique, démocratique et civil pour le peuple soudanais.
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Conseil de sécurité : les États-Unis appellent à une trêve humanitaire et à une transition civile au Soudan







