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INTERNATIONAL

Coronavirus : plus d'un million de morts dans le monde et aucun signe de ralentissement


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 29 Septembre 2020

La pandémie de coronavirus ne montre aucun signe de ralentissement, le nombre de décès ne cessant d'augmenter alors que l'impact économique continue de menacer des décennies de croissance du développement humain.


Coronavirus : plus d'un million de morts dans le monde et aucun signe de ralentissement. © DR
Coronavirus : plus d'un million de morts dans le monde et aucun signe de ralentissement. © DR
Le monde a franchi une étape importante cette semaine lorsque l'Organisation mondiale de la santé a annoncé qu'un million de personnes étaient décédées des suites du coronavirus. Plus de 33 millions de personnes ont été infectées par le virus depuis son apparition fin 2019, et ces chiffres devraient augmenter à mesure que d'autres pays tireront la sonnette d'alarme à propos des deuxièmes vagues.

La pandémie a également eu des conséquences socio-économiques dramatiques sur le monde, les gouvernements injectant jusqu'à 11 000 milliards de dollars dans les économies pour les maintenir à flot. Stopper le virus tout en protégeant les populations de la dévastation économique reste une priorité absolue, déclare l'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner.  

"Le nombre de morts augmente de façon vertigineuse, et nous devons travailler ensemble pour ralentir la propagation de ce virus", déclare Achim Steiner. "Le monde est à un point de rupture. Dans presque tous les pays et territoires, nos évaluations de l'impact socio-économique ont révélé un ralentissement et une contraction des économies. Le FMI prévoit une fin d'année sinistre, avec 172 pays qui s'attendent à une croissance négative.  Les économistes prévoient que les niveaux de PIB ne reviendront pas à leurs niveaux d'avant la crise de la Covid19 avant 2023. Les pays à faible et moyen développement seront les plus durement touchés, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social. Les habitants de ces pays sont au bord du gouffre".

L'impact de la pandémie de coronavirus a mis à rude épreuve les économies mondiales et, pour la première fois en 30 ans, a fait reculer le développement humain. En 2020, jusqu'à 100 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans l'extrême pauvreté (PNUD), tandis que 270 millions de personnes sont menacées d'insécurité alimentaire aiguë (Programme alimentaire mondial).

Des mesures de sauvegarde pourraient éviter de nouveaux chocs pour les habitants des pays à faible développement, qui sont confrontés à de nouvelles difficultés en matière d'éducation, de santé et d'accès aux moyens de subsistance. Par exemple, les pays peuvent mettre en place un revenu de base temporaire qui constituerait un filet de sécurité sociale contre la pauvreté tout en arrêtant la propagation du virus.

Toutefois, les mesures de protection ne suffisent pas, selon M. Steiner. Pour sortir de la crise, il faut transformer complètement la façon dont le monde perçoit la prospérité et le progrès, en plaçant les personnes et la planète au cœur de la reprise plutôt que les mesures du PIB.

Il faut également s'orienter vers les économies de demain qui incluent les énergies renouvelables et la tarification du carbone, et s'éloigner des économies dépassées qui reposent sur la dépendance aux combustibles fossiles. En fonction des paramètres du PIB pour déterminer la dette, le crédit et l'accès aux marchés internationaux aggraveront la crise.

"Aujourd'hui, il est 64 fois moins cher pour les économies les plus riches du monde d'accéder au crédit international que pour un pays en développement du continent africain", déclare M. Steiner.

"Lorsque les pays cherchent à renforcer leur paysage économique, nous entendons, à travers les continents et les communautés, l'appel à un avenir qui soit vert, juste et équitable. Nous ne pouvons pas continuer sur cette voie de collision avec la nature, et en fin de compte avec nous-mêmes", déclare M. Steiner.