La campagne cotonnière 2025-2026, pourtant porteuse d'espoirs, traverse une zone de fortes turbulences. À Moundou, la capitale économique, Mbontar Ndouko n'a pas mâché ses mots pour décrire une situation qu'il juge « inacceptable » pour les millions de Tchadiens dont la survie dépend de cette culture industrielle.
Le principal point de friction réside dans le retard des paiements aux producteurs. Si la Cotontchad SN est le partenaire direct des paysans, le blocage semble se situer au niveau de l'État.
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Le nœud du problème : Le versement du "différentiel de prix".
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L'appel de l'UNPC-T : Mbontar Ndouko demande le déblocage immédiat d'une subvention de 4,7 milliards de francs CFA.
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L'objectif : Permettre le paiement intégral aux producteurs sur la base du prix fixé de 280 FCFA/kg.
« Le retard de paiement est la principale cause de démotivation. Il fragilise les familles et compromet gravement les semis de la saison prochaine », a averti le Président de l’UNPC-T.
Au-delà de l'aspect financier, c'est l'intégrité physique des producteurs et de leur travail qui est en jeu. L'UNPC-T dénonce une multiplication des incendies criminels de coton graine entreposé dans les champs.
Le drame a atteint son paroxysme récemment à Andoum, dans le Logone Oriental, où un producteur a perdu la vie en tentant de sauver sa récolte des flammes. Ces incendies à répétition, survenant souvent alors que le coton attend son évacuation vers les usines d'égrenage, créent un climat de psychose et des pertes économiques colossales.
Pour éviter l'effondrement d'un secteur qui fait vivre plus de 3,5 millions de personnes, l'association des producteurs interpelle les autorités à plusieurs niveaux :
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Respect des engagements financiers : Versement urgent de la subvention étatique pour libérer les paiements.:
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Sécurisation des zones de stockage : Renforcement de la surveillance autour des points de collecte et des champs pour stopper les incendies.
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Accélération de l'évacuation : Réduire le temps de stockage du coton graine en plein air pour limiter les risques de sinistres.
Le coton reste un pilier de l'économie nationale, permettant aux paysans de financer la scolarité de leurs enfants et d'investir dans leurs communautés. Pour Mbontar Ndouko, négliger cette filière, c'est condamner une partie vitale de la population tchadienne à la précarité.
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Filière Coton : Mbontar Ndouko tire la sonnette d’alarme sur les impayés et l'insécurité des récoltes








