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AFRIQUE

Industrie gazière : coup d’envoi du chargement de la première cargaison Nguya FLNG au Congo


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 9 Février 2026


Le coup d’envoi du chargement de la première cargaison Nguya FLNG a été donné par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, au cours d’une cérémonie organisée, le 07 février 2026, à Pointe-Noire, capitale économique de la République du Congo.


Denis Sassou N'Guesso après le lancement du chargement
Denis Sassou N'Guesso après le lancement du chargement
Le préfet de Pointe-Noire, Cebert Iboko Onanga, le Président Directeur Général d’ENI, Claudio D’Escalzi et le ministre congolais des hydrocarbures, Jean Bruno Richard Itoua ont été les trois intervenants au cours de cette cérémonie.

Premier projet de gaz naturel liquéfié en République du Congo, Congo GNL repose sur la valorisation des importantes ressources gazières du pays, grâce à la construction de nouvelles infrastructures et à l’optimisation des installations existantes, afin de répondre à la demande nationale et d’exporter vers les marchés internationaux, notamment, l’Europe, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité énergétique.

« Avec la première cargaison du projet Congo-LNG-Nguya, le pays entre définitivement dans le cercle des plus importants exportateurs du gaz du continent africain », a déclaré Claudio D'escalzi, PDG d’ENI.

Selon lui, ce projet est porté par la vision éclairée de Denis Sassou-N’Guesso et incarne l'alliance stratégique qui unit le Congo et ENI. « Il y a un quart de siècle, ENI a fait un choix courageux : croire dans le potentiel du gaz congolais. A une époque où personne ne voulait investir dans cette ressource, où un prix gazier était souvent perçu comme un échec, seul le Président de la république, Denis Sassou-N’Guesso avait la conviction profonde que le gaz représenterait l'avenir énergétique du pays », a-t-il ajouté.

Grâce à ce projet et avec le concours des partenaires, a précisé Claudio D’Escalzi, une enveloppe de 25 millions de dollars a été dégagée pour financer quatre projets d'infrastructures scolaires et plusieurs initiatives de soutien à l'éducation et à la formation professionnelle.

Congo GNL, l’aboutissement d’une vision stratégique

Deuxième unité flottante de liquéfaction de gaz naturel, après celle de Tango, Nguya FLNG consacre surtout l'aboutissement progressif d'une vision stratégique portée avec constance au sommet de l’État, a rappelé le ministre congolais des hydrocarbures.

Pour Bruno Jean Richard Itoua, avec le FLNG Nguya , le Congo « franchit une nouvelle étape décisive dans la consolidation d'une filière gazière nationale structurée, désormais reconnue comme l'un des leviers, des piliers majeurs de l'augmentation de la production des hydrocarbures de notre pays… », a-t-il souligné

L’impact économique de Nguya FLNG est inestimable, a relevé Bruno Jean Richard Itoua. Doté, en effet, d'une capacité annuelle de 2,4 millions de tonnes de gaz naturellement édifiés, Nguya, a-t-il révélé, apportera aux côtés du FLNG Tango, la capacité totale du projet Congo-LNG à 3 millions de tonnes par an ou 4,5 milliards de mètres cubes par an, dès le début du deuxième trimestre de l’année en cours, soit environ une cargaison de 85.000 tonnes chacune, tous les dix jours. « Un véritable ballet de méthanier se prépare à voir le jour au large de la ville de Pointe-Noire », s’est réjoui le ministre des hydrocarbures.

Saluant la vision anticipatrice de Denis Sassou-N’Guesso pour avoir pris en 2007, un décret interdisant le torchage du gaz en République du Congo, à une époque où cette problématique n'était pas encore centrale, le ministre des hydrocarbures a déclaré que le président de la République avait «… déjà compris que le gaz torché n'était pas un résidu, ni un rebut, mais une ressource nationale à valoriser ».

A noter qu’il existe deux types de connexion avec le bateau Nguya : la connexion physique qui reçoit le GNL et les remorqueurs qui sont des supports de cette opération et la connexion entre les tankers et le bateau qui reçoit le GNL. Selon les techniciens d’ENI, un système très avancé permet de suivre les paramètres depuis la salle de contrôle avec les représentants d’ENI.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)