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Kim Jong-un a rencontré le directeur de la CIA


Alwihda Info | Par Le Figaro - 18 Avril 2018 modifié le 18 Avril 2018 - 21:47

Selon le Washington Post, le prochain secrétaire d'État, Mike Pompeo, aurait effectué une visite à Pyongyang. Donald Trump a reconnu mardi la tenue de discussions «à très haut niveau» avec le dirigeant nord-coréen avant une rencontre « probablement début juin.


Donald Trump a confirmé mercredi la tenue d'un entretien «la semaine dernière» entre l'actuel chef de la CIA, Mike Pompeo, et le leader nord-coréen. «La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie. Les détails du sommet sont à l'étude», a déclaré le président américain sur Twitter.
 
Donald Trump l'a confirmé. Le chef de la CIA Mike Pompeo, et futur secrétaire d'État, a rencontré le leader nord-coréen Kim Jong Un lors d'une visite secrète à Pyongyang «la semaine dernière», confirmant ainsi une information du Washington Post . Cette rencontre intervient avant le sommet prévu entre les deux dirigeants, courant juin. «La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie. Les détails du sommet sont à l'étude», a déclaré le président américain sur Twitter. «La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord», a-t-il ajouté.

Selon une source proche de la présidence, cette rencontre incite Donald Trump à penser que des négociations constructives sont possibles avec la Corée du Nord même si rien ne garantit qu'elles seront réellement organisées. Donald Trump avait reconnu un peu plus tôt la tenue de discussions «à très haut niveau» avec Kim Jong-un, avant de préciser: «Disons qu'il s'agissait de discussions à un niveau très légèrement inférieur au plus haut niveau».

En vue d'une prochaine rencontre avec le Nord-Coréen, Donald Trump ne cache pas son optimisme. «Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes», a-t-il lancé. «Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les États-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde», a-t-il martelé. Le président américain a évoqué «cinq lieux» possibles pour ce tête-à-tête historique qui aura lieu début juin «si tout se passe bien». Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées.

Donald Trump a par ailleurs affirmé être résolument favorable aux discussions entre les deux Corées sur la nature de leurs liens, à dix jours d'un sommet entre Kim Jong-un et le président sud-coréen, Moon Jae-in. «Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n'est pas terminée», a-t-il
expliqué. Le président américain a ainsi semblé confirmer que le sommet du 27 avril pourrait être l'occasion d'évoquer la rédaction d'un traité de paix pour remplacer l'armistice qui a mis fin aux hostilités sur la péninsule. À ce sujet, Séoul songe d'après l'agence Yonhap à amender le texte signé en 1953 avec la Corée du Nord, pays avec lequel elle est toujours techniquement en guerre.

Le «courage» de Donald Trump

Donald Trump s'exprimait depuis sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, où il reçoit le Japonais Shinzo Abe. Les deux dirigeants doivent discuter pendant deux jours de la perspective d'un sommet avec Kim Jong-un. Tokyo souhaite qu'un éventuel accord de dénucléarisation de la Corée du Nord ne porte pas seulement sur les missiles de longue portée mais aussi sur ceux de portée plus réduite. Insistant sur ses excellentes relations avec Shinzo Abe, l'Américain a promis d'aborder, lors des négociations avec Pyongyang, la question des ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord dans les années 1970 et 1980. Cette question, très sensible sur l'archipel, est régulièrement mise en avant comme une priorité par le gouvernement japonais.

À plusieurs reprises, Shinzo Abe a loué la «détermination inébranlable» et le «courage» de Donald Trump sur le dossier nord-coréen, louant une fermeté qui a abouti, selon ses termes, à «un changement majeur» dans l'attitude de Pyongyang. Avec AFP