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Le président Djiboutien Ismael Omar Guelleh, mécontent de sa visite à Paris


Alwihda Info | Par - 15 Décembre 2013



Ismael Omar Guelleh. Crédit photo : Sources
Ismael Omar Guelleh. Crédit photo : Sources
Ismael Omar Guelleh qui pensait trouver un répit à Paris après 9 mois de crise postélectorale ponctuées de manifestations, de contestation de résultats du scrutin législatif, a été irrité par 2 événements qui se sont déroulés dans la capitale française.

Selon l’information révélée par l’Océan Indien (LOI), en préparation de la réunion des premières dames du 6 décembre sur le thème des violences faites aux femmes Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande s’est informée de la situation des femmes en République de Djibouti et en Centrafrique. Toujours selon la LOI, elle a reçu le 26 novembre trois dirigeantes des Femmes Solidaires (association issue du comité féminin de la résistance), qui soutient les femmes Djiboutiennes depuis la conférence internationale des femmes de Pékin : Sabine Salmon (présidente), Virginie Petit et Aïcha Dabale Ahmed membres de la direction. Cette dernière est aussi responsable de l'Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti et du comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l'impunité, de même qu'une opposante connue au régime du président Ismaïl Omar Guelleh. Elles ont pu évoquer les viols et violences subis par les femmes en Centrafrique et à Djibouti. La première dame Djiboutienne, Kadra Mahmoud Haid, qui n’a pas pour habitude de bouder les sommets, aurait annulé son voyage à Paris, à cause de cette rencontre. Il faut dire qu’Aïcha Dabalé ne leur facilite guère la tâche, elle a pu avec André Colomba dans le cadre de l’ORDHD, porter pour la première fois la question des violations des droits humains à Djibouti à Genève devant le Conseil des droits de l’Homme des NU. Elle dénonce sans relâche depuis septembre 1993, les viols et les violences faites aux femmes dans les régions du Nord et du Sud-ouest de Djibouti par l’armée, viols qui furent évoquées pour la 1ère fois au parlement européen en séance plénière en Juillet 2013 par 2 députées (Vert et Front de Gauche).

Aïcha Dabalé.
Aïcha Dabalé.
Enfin, le deuxième sujet qui a mis en colère le Président Djiboutien et son entourage, est l’autorisation accordée par les autorités françaises aux opposants djiboutiens (sympathisants de l’USN et du FRUD venus de toute l’Europe) de manifester devant son appartement sis au 91 avenue Henri Martin ( à Paris dans le 16ème arrondissement) le 6 décembre de 9 à 12h. Les manifestants ont pendant 3 heures scandé des slogans hostiles au président Djiboutien sous sa fenêtre, dénonçant ses biens mal acquis. Les dirigeants djiboutiens se sont plaints auprès du ministère de l’intérieur, disant qu’ils craignaient des provocations de la part des opposants, ce qui a eu comme conséquence le déploiement des CRS comme «casques bleus» qui se sont interposés entre ces derniers et les gardes du corps du Président.

A peine terminé le rassemblement du matin, les opposants djiboutiens se sont rendus à la place Joffre / au Mur de la Paix pour organiser une autre manifestation plus importante contre les violations des droits humains à Djibouti, et le hold-up électoral,

Ce dernier est d’autant plus irrité que toute sa mise en scène pour une réception dans un grand local à Paris Bois de Boulogne (pavillon d’Ermonville) la veille le 5 décembre, est tombée à l’eau malgré les mobilisations des ressources humaines et des moyens financiers. Des étudiants boursiers ont été obligés de se déplacer de toutes les villes de provinces pour assister à la soirée donnée à l’honneur du Président, sans compter les réfugiés d’origine somalie venus de la Hollande, de Belgique ou de l’Angleterre.

Après avoir rappelé le matin, au Président que ses biens sis à Paris sont mal acquis, les démocrates djiboutiens , encore plus nombreux et plus unitaires que jamais ont manifesté l’après midi du 6 décembre, place Joffre/ Mur de la paix pour rappeler à la communauté internationale que sous l’ombre des soldats occidentaux, un régime féroce sévit dans ce pays (en violant les droits humains et en affamant les populations).



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)