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REACTION

Le silence de la justice Djiboutienne sur les drames et massacres de décembre 1991/2015


Alwihda Info | Par Ali Afasse Abdourahim - 20 Décembre 2016


La justice joue la sourde.
La justice joue l'aveugle.
La justice joue la muette.

Depuis 25 ans , aucune enquête crédible n'a été faite pour élucider le drame et le massacre d'Arhiba ni une arrestation des auteurs de ce crime de masse.
Depuis l'année dernière, pour le cas de BuldhuQo, aucune enquête palpable n'as était faite.

La justice est-elle complice ? Pourquoi ce silence total depuis tout ce temps là.
Nous savons pertinemment les raisons, nous savons pertinemment les auteurs, ce sont ceux qui nous gouvernent depuis l'indépendance.

Une histoire enterrée de toute évidence.
Des victimes enterrées en toute catimini. Il n'est pas normal que nous fermons les yeux.
Nous ne sommes pas les complices, mais si nous nous fermons nos yeux , nous serons des complexes de premier degré.

Je suis étonné, et je trouve aberrant de voir des compatriotes se taire.
Les organisations de droit de l'homme, quelle enquête a été ouverte ? Aucune.

Pour l'amour du peuple Djiboutien, pour l'amour de la liberté d'expression, pour le respect de droits humains, il y va de l'intérêt de chacun d'entre nous de dénoncer ce crime odieux.

Si l'état de Djibouti reconnaît ces massacres, les victimes auraient avoir du réconfort et d'oublier la souffrance quotidienne. Comment une personne peut oublier la mort de ses proches tout en ne sachant pas qui a été l'auteur ? Ni les responsables ?

Il y va de la dignité humaine et de la mémoire de nos ancêtres de reconnaître ce crime et dédommager les proches des victimes et ces dernières elles-même.

Ces massacres ne resteront pas impunis éternellement.
Il faut que nous dénonçons jours et nuits ces atrocités.
Personnellement, j'en suis sûre qu'un responsable et l'auteur ne dira jamais que je reconnais ce crime, donc tant que ce régime dictatorial est au pouvoir, nous saurons pas la vérité.

A bas l'indignité
Non aux massacres de masse.
Non à la dictature.

Ali Afasse Abdourahim