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ANALYSE

Michel Ndjotodia, le symbole d’une République désunie et déchirée


Alwihda Info | Par Jean-Gualbert TOGBA - 13 Décembre 2013

Cette haine propagée mettant en mal le vivre ensemble musulman/chrétien disparaîtra que lorsque son incitateur disparaîtra aussi. Il y a une seule Centrafrique donc un seul peuple. Ne lutte pas contre la chair et le sang. Le musulman est ton frère.


L'imam Omar Rabine Layama et l'archevêque de Bangui Dieudonne Nzapalainga mènent des actions de réconciliation entre chrétiens et musulmans. Crédit photo : Sources
L'imam Omar Rabine Layama et l'archevêque de Bangui Dieudonne Nzapalainga mènent des actions de réconciliation entre chrétiens et musulmans. Crédit photo : Sources
Il voulait s’illustrer en héro libérateur gloria, mais il s’est remarqué en criminel désastreux. Il est le premier locataire du palais de la Renaissance à avoir vécu une très courte durée en tant occupant. Même s’il porte un jovial masque d’un bon père de famille, Le chef rebelle Michel Ndjotodia restera toujours un dangereux psychopathe. Un chrétien de naissance par son prénom de mère chrétienne mais aucune traçabilité de sa quelconque reconversion, ce qui pousse notre curiosité à nous interroger sur son appartenance musulmane. La réalité est que c’est un homme qui sonne de l’imposture et qui ne peut bénéficier d’aucun crédit de confiance. Pour un reconverti en islam qui s’accroche à son prénom chrétien que d’adjoindre un prénom musulman, malgré tout, c’est l’affichage d’une certaine fierté de le porter même si la honte interdit à sa malhonnêteté de l’afficher.

Michel Ndjotodia est un imposteur qui a su habilement berner et embrigader toute la communauté musulmane de Centrafrique et d’ailleurs à son triste plan. Il affiche ostentatoirement le faux musulman et à deux doigts, il était sur le point de réussir son coup, n’eut été le début de génocide, il serait parvenu à ses fins. Autant de déferlement de haine et de jalousie avec un état d’esprit suicidaire pour celui qui veut diriger un pays a dominance chrétienne et animiste relève de la démence.

Ndjotodia est la conjonction de trois facteurs : C’est un opportuniste rêveur qui a instrumentalisé le mécontentement populaire et à exploiter l’impopularité de François Bozizé (l’ex président centrafricain évincé du pouvoir par Ndjotodia le chef rebelle) pour déclencher son plan machiavélique.

C’est un usurpateur qui utilise négativement l’islam pour ratisser une large adhésion de la communauté arabo-islamique à son plan de déstabilisation et d’islamisation de la Centrafrique et d’épuration de tous ceux qui ne partagent pas la même conviction idéologique et religieuse de l’islam.

C’est un manipulateur qui a réussi à vendre du vent aux suppos hommes politiques centrafricains qui eux-mêmes médiocres, avec un déficit de charisme et des projets de société. Il a su profiter de leur pauvreté d’esprit corrompu, connue pour leur bassesse malhonnête prêt à troquer leur âme, leur famille ou proche parent pour un poste ministériel, d’où l’exercice de la « politique du vendre » devient une compétition ouverte.

Ce qui se passe en Centrafrique n’est pas une guerre confessionnelle. Il y a un homme en l’occurrence, Michel Ndjotodia qui à manipuler la communauté musulmane de Centrafrique et louant le service des mercenaires jihadistes soudanais et tchadiens pour humilier et rabaisser une communauté afin d’asseoir sa domination. Ce qu’il a oublié, la Centrafrique est un pays Bantou qui sera difficile voir impossible d’islamiser, avec 10% des musulmans.

Il est a noté que : Les chrétiens n’ont pas de milices armées contrairement à des diffusions erronées dans les medias. Les anti-balakas ne sont pas une milice chrétienne. C’est une milice d’auto défense des villageois en l’absence des forces de l’ordre dans l’arrière pays, pour se défendre contre les exactions répétées des bandits de grand chemin, des braconniers etc. Ces milices ne sont pas des chrétiens mais plutôt des animistes qui ont d’ailleurs des pratiques contraires à des pratiques chrétiennes.

Un musulman centrafricain est un centrafricain à part entière qui a sa place au sein de la société Centrafricaine. Nombreux sont ceux qui s’excellent dans le business et contribuent d’une manière remarquable au développement économique de la Centrafrique et qui n’ont pas besoin d’emprunter le raccourcis comme Ndjotodia et sa bande pour exister.

Ce qui est aussi important à comprendre : Pour Ndjotodia et la Séléka, il n’y a que deux entités communautaires qui existent, soit vous êtes chrétiens ou soit vous êtes musulmans. De ce fait, Ils considèrent que tous ceux qui n’appartiennent pas à la communauté musulmane sont systématiquement chrétiens. Par conséquent, pour eux, les animistes sont assimilés au bloc chrétiens, d’où l’appellation des anti-balakas comme étant des milices chrétiennes.

Depuis l’invasion Séléka, Michel Ndjotodia a mis en mal « le vivre ensemble » en Centrafrique. L’unité nationale par le partage en commun de la langue nationale reste la béquille qui soutien encore ce pays dans les moments de trouble sociaux. Les musulmans avaient subi un levage de cerveau pour s’ériger en loup contre tout ce qui n’est pas musulman. La mise en avant du prétendu abandon des régions du Nord à leur triste sort ait été invoquée comme la raison principale du comportement des insurgés, c’est une manipulation grotesque. Du fait de la faillite de l’Etat, toutes les régions périphériques Centrafricaines frontalières sont pour la plupart abandonnées pour celles qui ne servent pas de point de passage fréquent aux pays voisins. Que pensent les habitants des régions du le cul-de –sac comme Obo dans le Haut-Mbomou abandonnés à la LRA ou joseph Kony règnent en seigneur de guerre ?

Michel Ndjotodia est le reflet de la honte de toute une idéologie. C’est un psychopathe dangereux pour l’unité nationale centrafricaine. Il est un danger pour la communauté musulmane minoritaire, pour la cohésion sociale, pour la communauté chrétienne et les animistes et pour les institutions de la République. C’est un fossoyeur qui, en l‘espace de 8 mois a réussi à remanger le pays au moyen âge. Qu’en sera au bout de deux ans ? C’est un incitateur à la guerre civile et confessionnelle.

Les messages de la haine qu’il continue a envoyé dans les communautés en proie à des tueries des vengeances, laissant au passage des familles brisées, doivent interpeller toute la communauté internationale, à soustraire Michel Ndjotodia et toute ses complices de la transition pour un retour au calme.

Le malheur dans cette cacophonie est que Michel Ndjotodia a réussi à embarquer beaucoup des musulmans centrafricains dans son aventure sans issue et que cette haine propagée mettant en mal le vivre ensemble musulman/chrétien disparaitra que lorsque son incitateur disparaitra aussi.

Plus en tergiverse à laisser le chef rebelle en place, plus l’insécurité s’accroit, moins efficace sera le désarmement et le travail des troupes en place.



Jean-Gualbert TOGBA.
Jean-Gualbert TOGBA.
Simplement, la communauté internationale par le billais de la France ne doit pas anéantir tous les efforts entamés dans le désarmement. Je continuerai toujours à crier haut aux : Le fait de laisser Michel Ndjotodia en poste provoque un sentiment d’impunité au sein de la population centrafricaine. Cela se traduit par les règlements de compte ou une chasse a la communauté musulmane centrafricaine accusée à tort ou à raison de complicité dans les exactions.

Aux jeunes centrafricains : Il y a une seule Centrafrique donc un seul peuple. Ne lutte pas contre la chair et le sang. Le musulman est ton frère. Un jour, il comprendra la portée de ses actes. Ne te trompe pas de combat. Si tu ne remporteras pas la victoire, c’est aussi parce que tu ne veux pas enterrer tes vilaines habitudes. Montre ta maturité à renverser une situation en ta faveur. Qu’est ce tu as fait de mieux que Michel Ndotodia ou les précédents qui ont conduit le pays à la ruine si tu casses aussi qu’eux. Tu deviens aussi un démolisseur de la Centrafrique au même titre qu’eux. Tuer un centrafricain c’est aussi tuer la Centrafrique car la Centrafrique a aussi besoin de lui comme il a besoin de toi. Les mercenaires ne sont pas venus d’eux-mêmes. Ndjotodia et tes hommes politiques t’ont vendu. Ce sont eux les traites.

Jean-Gualbert TOGBA