Selon des données recueillies auprès de plusieurs boulangeries de la capitale, 15 boulangeries produisent chaque jour plus de 538 340 pains. Pour soutenir ce rythme de production, environ 1 160 sacs de farine de blé de 50 kg, importée, sont utilisés quotidiennement. Un volume considérable qui illustre à la fois l’importance du pain dans l’alimentation urbaine et la forte dépendance du Tchad aux importations de farine.
Une facture lourde pour l’économie nationale
Derrière cette production impressionnante se cache une réalité économique moins visible. La majorité de la farine utilisée dans les boulangeries tchadiennes provient de l’étranger. Chaque baguette vendue représente ainsi une part de devises qui quitte le pays.
Dans un contexte où le Tchad cherche à renforcer son autonomie économique et alimentaire, cette dépendance soulève de nombreuses interrogations. D’autant plus que le pays dispose de ressources agricoles capables de contribuer à des alternatives.
Le paradoxe est frappant : le blé est cultivé dans certaines régions du Tchad, mais il reste très peu transformé localement. Par ailleurs, des produits comme le maïs, le mil ou le manioc, largement consommés dans les ménages tchadiens, pourraient être valorisés dans la production de farines locales destinées à la boulangerie.
Les farines locales, une piste encore marginale
Dans plusieurs pays africains, l’intégration partielle de farines locales dans la fabrication du pain est devenue une stratégie pour réduire la dépendance aux importations. Des mélanges de farine de blé avec du manioc ou du maïs permettent d’obtenir un pain adapté aux habitudes alimentaires tout en soutenant l’agriculture nationale.
Au Tchad, cette approche reste encore marginale. Pourtant, elle pourrait constituer une opportunité pour stimuler la transformation agroalimentaire locale, soutenir les producteurs et réduire la pression sur les importations.
Vers une nouvelle politique alimentaire ?
Face à la croissance rapide de la consommation de pain à N’Djamena, il devient nécessaire d’ouvrir un débat sur l’intégration des farines locales dans la boulangerie.
Une telle transition nécessiterait toutefois des investissements dans la transformation des céréales, la modernisation des moulins et la formation des boulangers, afin de garantir la qualité et la compétitivité du produit.
Un enjeu de souveraineté alimentaire
Au-delà de la simple baguette quotidienne, la question renvoie à un enjeu plus large : la souveraineté alimentaire du pays. Tant que la production de pain reposera principalement sur des farines importées, l’économie tchadienne restera vulnérable aux fluctuations du marché international.
Valoriser les farines locales ne serait pas seulement un choix agricole. Ce serait également un levier économique et stratégique pour le Tchad, à l’heure où la transformation des ressources nationales devient un enjeu central du développement.
Une facture lourde pour l’économie nationale
Derrière cette production impressionnante se cache une réalité économique moins visible. La majorité de la farine utilisée dans les boulangeries tchadiennes provient de l’étranger. Chaque baguette vendue représente ainsi une part de devises qui quitte le pays.
Dans un contexte où le Tchad cherche à renforcer son autonomie économique et alimentaire, cette dépendance soulève de nombreuses interrogations. D’autant plus que le pays dispose de ressources agricoles capables de contribuer à des alternatives.
Le paradoxe est frappant : le blé est cultivé dans certaines régions du Tchad, mais il reste très peu transformé localement. Par ailleurs, des produits comme le maïs, le mil ou le manioc, largement consommés dans les ménages tchadiens, pourraient être valorisés dans la production de farines locales destinées à la boulangerie.
Les farines locales, une piste encore marginale
Dans plusieurs pays africains, l’intégration partielle de farines locales dans la fabrication du pain est devenue une stratégie pour réduire la dépendance aux importations. Des mélanges de farine de blé avec du manioc ou du maïs permettent d’obtenir un pain adapté aux habitudes alimentaires tout en soutenant l’agriculture nationale.
Au Tchad, cette approche reste encore marginale. Pourtant, elle pourrait constituer une opportunité pour stimuler la transformation agroalimentaire locale, soutenir les producteurs et réduire la pression sur les importations.
Vers une nouvelle politique alimentaire ?
Face à la croissance rapide de la consommation de pain à N’Djamena, il devient nécessaire d’ouvrir un débat sur l’intégration des farines locales dans la boulangerie.
Une telle transition nécessiterait toutefois des investissements dans la transformation des céréales, la modernisation des moulins et la formation des boulangers, afin de garantir la qualité et la compétitivité du produit.
Un enjeu de souveraineté alimentaire
Au-delà de la simple baguette quotidienne, la question renvoie à un enjeu plus large : la souveraineté alimentaire du pays. Tant que la production de pain reposera principalement sur des farines importées, l’économie tchadienne restera vulnérable aux fluctuations du marché international.
Valoriser les farines locales ne serait pas seulement un choix agricole. Ce serait également un levier économique et stratégique pour le Tchad, à l’heure où la transformation des ressources nationales devient un enjeu central du développement.
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N’Djamena : 538 340 pains par jour, la dépendance silencieuse aux farines importées








