Le berbéré, céréale emblématique et pilier de l’alimentation dans la province du Salamat, traverse cette année une période critique. Les oiseaux granivores, attirés par les vastes champs de culture, menacent sérieusement les récoltes et, par conséquent, la sécurité alimentaire des populations locales. Conscientes de l’urgence, les autorités ont réagi en mobilisant des moyens de prévention et de formation.
Sous l’impulsion du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, l’Agence nationale de lutte antiacridienne a initié une session de formation regroupant trente agriculteurs issus de différents cantons. L’objectif est de doter ces producteurs de techniques pratiques et respectueuses de l’environnement afin de contenir la prolifération des oiseaux nuisibles. Les méthodes enseignées privilégient la capture et d’autres approches écologiques, permettant ainsi de protéger les champs sans compromettre l’équilibre naturel.
Le responsable de l’Agence a insisté sur la pertinence de ces modules, qui allient efficacité et durabilité. Il a rappelé que la lutte contre les prédateurs ne doit pas se limiter à des actions ponctuelles, mais s’inscrire dans une stratégie globale de préservation des cultures et de gestion responsable des ressources agricoles.
Dans le même esprit, le délégué provincial de la Production et de l’Industrialisation agricole, Hamza Mahamat Zène, a souligné l’importance du partage d’expériences entre agriculteurs. Selon lui, cette formation constitue une opportunité pour renforcer les capacités techniques des producteurs et créer une dynamique collective. Il a exhorté les participants à devenir des relais auprès de leurs pairs, afin que les connaissances acquises se diffusent largement au sein des communautés rurales.
À travers cette initiative, les autorités affichent une volonté claire : sécuriser les récoltes de berbéré, protéger le patrimoine agricole du Salamat et garantir la stabilité alimentaire des ménages. Cette mobilisation illustre la place centrale du berbéré dans la vie économique et sociale de la province, ainsi que la détermination des acteurs à défendre une culture qui incarne à la fois tradition et avenir.
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Tchad : 30 agriculteurs formés pour protéger le berbéré








