Débuts, carrière à la Présidence et rôle stratégique
Dès son jeune âge, il intègre les Forces armées nationales et suit sa formation militaire à Moussoro en 1977. À l’issue de cette formation, il est affecté à Amtiman, sa ville natale, sur décision du commandement dirigé à l’époque par le chef d’avant, Idriss Déby Itno. Il y sert pendant plusieurs années avec discipline, rigueur et dévouement.
Au début des années 1980, notamment en 1981, il suit également une formation à l’école militaire au Mali, renforçant ainsi les bases professionnelles de sa carrière d’officier.
Officier sérieux et loyal, il fait partie des fidèles et proches collaborateurs du Colonel Idriss Déby Itno à l’époque où celui-ci était commandant en chef. Cette relation de confiance et d’amitié joue un rôle déterminant dans son parcours. Elle lui permet de bénéficier d’une bourse de formation en 1985 en Côte d’Ivoire, à Bouaké, où il suit avec succès la formation de la Division d’application des transmissions, alors qu’il était sous-lieutenant.
Toujours animé par le souci du perfectionnement, il poursuit sa spécialisation en 1992 en France, où il suit, au grade de capitaine, un stage de perfectionnement des officiers de transmission.
Dans le prolongement de cette étroite amitié et de cette collaboration avec le Colonel Idriss Déby Itno, le Général Charfadine Ahmat joue un rôle discret mais stratégique de coordination et d’orientation, facilitant les actions menées durant la période de la brousse, jusqu’à la prise de N’Djamena le 1er décembre 1990.
Avec l’arrivée au pouvoir du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le Général Charfadine Ahmat est affecté à la Présidence dès le début de l’année 1991. Sa première affectation se fait au sein de la Direction centrale, où il occupe le poste d’adjoint à l’officier de transmission, à une époque où le service n’était pas encore érigé en direction.
Par la suite, il est nommé officier de transmission de la Présidence, assisté par Djimadoum Tirayna (ancien ministre de la Défense et vice-président de la Transition), et accompagné par le Général Abdallah Djansi, alors conseiller et actuel directeur de la MANEM.
En 1998, dans un contexte de réorganisation, et sur proposition du feu Général Charfadine Ahmat, le service de transmission est élevé au rang de Direction des transmissions, avec la création simultanée d’une **Cellule des opérations (C.O). Il est naturellement nommé Directeur des transmissions et de la Cellule des opérations, avec Djimadoum Tirayna comme adjoint. Le Général Nourène Ali Nour (actuel directeur de la Cellule opérationnelle) devient officier de transmission, tandis que le Général Abdallah Djansi occupe le poste de conseiller à la transmission.
La Cellule des opérations était une structure hautement confidentielle, exclusivement réservée au Chef de l’État, Chef suprême des armées. Même le Chef d’état-major général des armées n’y avait pas accès. Selon le Général Abdallah Djansi, le Général Charfadine Ahmat était constamment présent sur le terrain des opérations, en raison de la confiance particulière que lui accordait le Chef de l’État.
Courage au front et promotion au grade de Général
Militaire courageux et intrépide, le Général Charfadine Ahmat a gagné ses galons au front. Lors des affrontements de fin 2005 à l’Est du pays, notamment à Hadjar Marfayine, il se distingue par sa bravoure. C’est à l’issue de cette bataille qu’il est décoré et promu Général de brigade par le feu Maréchal Idriss Déby Itno, le même jour que son frère d’armes Tahir Erda (actuel Directeur général de la DGSSIE).
Derniers instants et sacrifice suprême
Le 1er février, alors qu’il se trouvait à la Cellule des opérations avant de se rendre à Massaguet, la Première Dame l’appelle. Elle lui confie avoir tenté, sans succès, de dissuader le Président de se rendre au combat, et lui dit :
« Je te confie mon mari, que Dieu vous protège. »
Avec foi et détermination, le Général Charfadine Ahmat la rassure :
« Rien ne lui arrivera tant que je serai là, insha’Allah. »
Le 01 février, il tombe au champ d’honneur au Tchad, fidèle à son serment, offrant sa vie pour la Patrie.
Au début des années 1980, notamment en 1981, il suit également une formation à l’école militaire au Mali, renforçant ainsi les bases professionnelles de sa carrière d’officier.
Officier sérieux et loyal, il fait partie des fidèles et proches collaborateurs du Colonel Idriss Déby Itno à l’époque où celui-ci était commandant en chef. Cette relation de confiance et d’amitié joue un rôle déterminant dans son parcours. Elle lui permet de bénéficier d’une bourse de formation en 1985 en Côte d’Ivoire, à Bouaké, où il suit avec succès la formation de la Division d’application des transmissions, alors qu’il était sous-lieutenant.
Toujours animé par le souci du perfectionnement, il poursuit sa spécialisation en 1992 en France, où il suit, au grade de capitaine, un stage de perfectionnement des officiers de transmission.
Dans le prolongement de cette étroite amitié et de cette collaboration avec le Colonel Idriss Déby Itno, le Général Charfadine Ahmat joue un rôle discret mais stratégique de coordination et d’orientation, facilitant les actions menées durant la période de la brousse, jusqu’à la prise de N’Djamena le 1er décembre 1990.
Avec l’arrivée au pouvoir du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le Général Charfadine Ahmat est affecté à la Présidence dès le début de l’année 1991. Sa première affectation se fait au sein de la Direction centrale, où il occupe le poste d’adjoint à l’officier de transmission, à une époque où le service n’était pas encore érigé en direction.
Par la suite, il est nommé officier de transmission de la Présidence, assisté par Djimadoum Tirayna (ancien ministre de la Défense et vice-président de la Transition), et accompagné par le Général Abdallah Djansi, alors conseiller et actuel directeur de la MANEM.
En 1998, dans un contexte de réorganisation, et sur proposition du feu Général Charfadine Ahmat, le service de transmission est élevé au rang de Direction des transmissions, avec la création simultanée d’une **Cellule des opérations (C.O). Il est naturellement nommé Directeur des transmissions et de la Cellule des opérations, avec Djimadoum Tirayna comme adjoint. Le Général Nourène Ali Nour (actuel directeur de la Cellule opérationnelle) devient officier de transmission, tandis que le Général Abdallah Djansi occupe le poste de conseiller à la transmission.
La Cellule des opérations était une structure hautement confidentielle, exclusivement réservée au Chef de l’État, Chef suprême des armées. Même le Chef d’état-major général des armées n’y avait pas accès. Selon le Général Abdallah Djansi, le Général Charfadine Ahmat était constamment présent sur le terrain des opérations, en raison de la confiance particulière que lui accordait le Chef de l’État.
Courage au front et promotion au grade de Général
Militaire courageux et intrépide, le Général Charfadine Ahmat a gagné ses galons au front. Lors des affrontements de fin 2005 à l’Est du pays, notamment à Hadjar Marfayine, il se distingue par sa bravoure. C’est à l’issue de cette bataille qu’il est décoré et promu Général de brigade par le feu Maréchal Idriss Déby Itno, le même jour que son frère d’armes Tahir Erda (actuel Directeur général de la DGSSIE).
Derniers instants et sacrifice suprême
Le 1er février, alors qu’il se trouvait à la Cellule des opérations avant de se rendre à Massaguet, la Première Dame l’appelle. Elle lui confie avoir tenté, sans succès, de dissuader le Président de se rendre au combat, et lui dit :
« Je te confie mon mari, que Dieu vous protège. »
Avec foi et détermination, le Général Charfadine Ahmat la rassure :
« Rien ne lui arrivera tant que je serai là, insha’Allah. »
Le 01 février, il tombe au champ d’honneur au Tchad, fidèle à son serment, offrant sa vie pour la Patrie.
Héritages et distinctions
Homme de sagesse, d’humilité et de loyauté exemplaire, le Général Charfadine Ahmat fait partie des rares officiers généraux du début des années 2000 à s’être distingués par la bravoure, le professionnalisme, la patience et le sens élevé du devoir.
Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs distinctions honorifiques majeures, notamment :
• Médaille militaire avec étoile d’or de l’Ordre de l’Armée (août 1993) ;
• Médaille d’Officier de l’Ordre national du Tchad (2004) ;
• Médaille d’Officier de l’Ordre du Mérite civique (juin 2005) ; et
• Croix du Mérite militaire (juin 2006).
À titre posthume, il est décoré de la Médaille de Grand Officier, et une rue du deuxième arrondissement porte désormais son nom. Son sacrifice et son engagement sont solennellement salués par le feu Maréchal Idriss Déby Itno, qui lui rend hommage lors de son élévation au titre de Maréchal du Tchad. Le Maréchal Idriss Deby s'est déplacé jusqu'à son village natal (sous-préfecture de Ardo) à la fin de l'année 2008 pour rendre ses condoléances à sa famille.
Propos recueillis par Yaya Charfadine Ahmat, fils du défunt Général Charfadine Ahmat.
Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs distinctions honorifiques majeures, notamment :
• Médaille militaire avec étoile d’or de l’Ordre de l’Armée (août 1993) ;
• Médaille d’Officier de l’Ordre national du Tchad (2004) ;
• Médaille d’Officier de l’Ordre du Mérite civique (juin 2005) ; et
• Croix du Mérite militaire (juin 2006).
À titre posthume, il est décoré de la Médaille de Grand Officier, et une rue du deuxième arrondissement porte désormais son nom. Son sacrifice et son engagement sont solennellement salués par le feu Maréchal Idriss Déby Itno, qui lui rend hommage lors de son élévation au titre de Maréchal du Tchad. Le Maréchal Idriss Deby s'est déplacé jusqu'à son village natal (sous-préfecture de Ardo) à la fin de l'année 2008 pour rendre ses condoléances à sa famille.
Propos recueillis par Yaya Charfadine Ahmat, fils du défunt Général Charfadine Ahmat.
Menu
Tchad : Nécrologie – Portrait du Général de Brigade Charfadine Ahmat : une vie de loyauté, de courage et de service à la nation








