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INTERVIEW

Tchad : contestataire en justice du congrès du CNCJ, Mahamat Souleymane s'explique


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 5 Décembre 2020

Vidéo. Mahamat Souleymane Djibrine est à l'origine de la contestation en justice de la tenue du congrès du CNCJ (la justice a rendu une ordonnance du 30 novembre puis une contre-ordonnance la veille du congrès autorisant la tenue). ll estime que le congrès qui se déroule du 3 au 5 décembre 2020 est "illégal" et "antidémocratique".


Les faits : Du 21 au 23 mars 2018, un congrès du CNCJ a eu lieu. À l'issue des assises, un bureau de 18 personnes a été mis sur pied. Mahamat Souleymane Djibrine a été élu président. Le lendemain, alors que l'installation du bureau devait avoir lieu, le congrès a été suspendu, à la grande surprise.

"Nous avons mené des démarches auprès du ministère (de la Jeunesse, Ndlr) pour savoir quel était notre péché. Le ministère nous a trainé pendant un bon temps. Nous avons eu des rencontres sans suites. Mahamat Nassour Abdoulaye (ex-ministre) nous a demandé d'aller à la justice pour rentrer dans nos droits. (...) Nous avons essayé par tous les moyens d'entrer en contact avec le nouveau ministre mais il nous a fermé sa porte", explique Mahamat Souleymane Djibrine.

Mahamat Souleymane Djibrine estime que le ministère de la Jeunesse ne joue pas le "rôle de rassembleur" et "soutien un groupe de jeunes contre un autre". Il estime que la justice n'a pas pris en compte le fait que les droits de tchadiens ont été bafoués : "Le vice-président du TGI suspend l'organisation du congrès puis le président du TGI ordonne. Nous sommes surpris puisque pour nous jeunes, notre pays est démocratique. Nous venons de subir une injustice sans précédent", dit-il. Mahamat Souleymane Djibrine lance un appel au chef de l'État.

L'actuel congrès du CNCJ prend fin ce samedi au Radisson Blu à N'Djamena. Hier nuit, les membres du nouveau bureau exécutif ont été désignés.