Cette situation constitue un défi majeur pour celles qui vaquent à leurs occupations quotidiennes, notamment lors des courses ou des déplacements professionnels, dans certains quartiers de N’Djamena.
Récemment, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montrant un jeune homme, à bord d’un véhicule, tenant des propos assimilables à du harcèlement à l’endroit d’une jeune fille marchant dans la rue, a suscité une vive indignation parmi les internautes.
Des faits similaires se produisent presque quotidiennement, que ce soit aux abords des marchés, dans les espaces publics ou encore en ligne. « Parfois, lorsque je rentre du travail, un groupe de jeunes commerçants me provoque en me lançant des mots assimilables à du harcèlement. Cela me met souvent en colère », confie Achta, une jeune femme d’une vingtaine d’années.
Comme elle, de nombreuses femmes souffrent en silence, face à des propos déplacés tels que : « piss piss », « ma beauté », « samha », « wen ziguégué da ? », « tu pars où ? », ou encore « donne-moi ton numéro », des expressions fréquemment utilisées par certains jeunes pour importuner les filles dans l’espace public.
Pourtant, le harcèlement, tout comme les commentaires déplacés sur les réseaux sociaux, est passible de sanctions pénales. Selon le juriste Ali Mahamat Mbodou, interrogé par nos confrères de Manara Radio Télévision (MRTV), « l’auteur de harcèlement peut être poursuivi en justice et encourt une peine, allant de un, à cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende comprise entre un et dix millions de francs CFA ».
La même peine peut être prononcée en cas d’insulte. Le juriste souligne toutefois que la société tchadienne demeure relativement conservatrice, ce qui explique la réticence de nombreuses victimes à saisir la justice. « La majorité des citoyens hésitent à porter ces faits devant les tribunaux, car la justice est souvent associée à des débats publics que beaucoup préfèrent éviter », précise-t-il.
Face à l’ampleur du phénomène, une mobilisation collective s’impose. Les acteurs de la société civile, les professionnels des médias, les artistes comédiens, les créateurs de contenus ainsi que les leaders communautaires sont appelés à s’impliquer activement dans des campagnes de sensibilisation.
L’objectif est de conscientiser et dissuader les auteurs de ces actes, afin de mettre un terme à ces pratiques humiliantes, car nul ne souhaiterait voir sa sœur, sa mère ou sa fille subir de telles atteintes à sa dignité dans les rues de la capitale.
Récemment, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montrant un jeune homme, à bord d’un véhicule, tenant des propos assimilables à du harcèlement à l’endroit d’une jeune fille marchant dans la rue, a suscité une vive indignation parmi les internautes.
Des faits similaires se produisent presque quotidiennement, que ce soit aux abords des marchés, dans les espaces publics ou encore en ligne. « Parfois, lorsque je rentre du travail, un groupe de jeunes commerçants me provoque en me lançant des mots assimilables à du harcèlement. Cela me met souvent en colère », confie Achta, une jeune femme d’une vingtaine d’années.
Comme elle, de nombreuses femmes souffrent en silence, face à des propos déplacés tels que : « piss piss », « ma beauté », « samha », « wen ziguégué da ? », « tu pars où ? », ou encore « donne-moi ton numéro », des expressions fréquemment utilisées par certains jeunes pour importuner les filles dans l’espace public.
Pourtant, le harcèlement, tout comme les commentaires déplacés sur les réseaux sociaux, est passible de sanctions pénales. Selon le juriste Ali Mahamat Mbodou, interrogé par nos confrères de Manara Radio Télévision (MRTV), « l’auteur de harcèlement peut être poursuivi en justice et encourt une peine, allant de un, à cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende comprise entre un et dix millions de francs CFA ».
La même peine peut être prononcée en cas d’insulte. Le juriste souligne toutefois que la société tchadienne demeure relativement conservatrice, ce qui explique la réticence de nombreuses victimes à saisir la justice. « La majorité des citoyens hésitent à porter ces faits devant les tribunaux, car la justice est souvent associée à des débats publics que beaucoup préfèrent éviter », précise-t-il.
Face à l’ampleur du phénomène, une mobilisation collective s’impose. Les acteurs de la société civile, les professionnels des médias, les artistes comédiens, les créateurs de contenus ainsi que les leaders communautaires sont appelés à s’impliquer activement dans des campagnes de sensibilisation.
L’objectif est de conscientiser et dissuader les auteurs de ces actes, afin de mettre un terme à ces pratiques humiliantes, car nul ne souhaiterait voir sa sœur, sa mère ou sa fille subir de telles atteintes à sa dignité dans les rues de la capitale.
Menu
Tchad : harcèlement des femmes en ligne et dans l’espace public à N’Djamena, un phénomène préoccupant








