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Revue de Presse

Tchad : la revue de presse du 22 au 28 novembre 2021


Alwihda Info | Par Tchonchimbo Ouapi Raphaël - Yana Abdoulaye - Yana Abdoulaye - 28 Novembre 2021


La situation sécuritaire dans la province de Borkou, la marche du Tchad vers l'État fédéral et la crise énergétique que connaît la ville de N'Djamena sont entre autres les sujets traités par les journaux de la semaine.


Tchad : la revue de presse du 22 au 28 septembre 2021
Tchad : la revue de presse du 22 au 28 septembre 2021
"Le Borkou échappe-t-il au CMT ? S'interroge l'Observateur. "Depuis quelques jours, l'on assiste à un fait inédit dans la province du Borkou et partant de l'ancien" grand BET", des manifestations contre le pouvoir central. Cela était impensable, il y a quelques temps. Mais, la route de l'histoire est en train de tourner. En un mot, il n'y a pas d'autorité de l'État. C'est pour remédier à ce problème que le nouveau gouverneur de la province du Borkou a décidé que tous les engins et voitures, ainsi que les Toyota pick-up détenus par les civils, qui ne sont pas en règle, soient saisis. Scandale ! S'exclame l'Observateur.

"Répression sauvage à Faya Largeau", ajoute Abba Garde. "Un mort et plusieurs blessés au cours d'une manifestation pacifique organisée pour réclamer le départ du gouverneur de Borkou. Cette réclamation fait suite à la recrudescence du grand banditisme ces derniers temps dans la province. La population et certains chefs traditionnels accusent vertement le gouverneur d'être le responsable de l'insécurité dans le BET", nous informe Abba Garde. "Faya renvoie son gouverneur par des jets de pierres", trouve Le Visionnaire. Pour l'Eclairage le troisième oeil, la population de Faya Largeau a chassé son gouverneur.

"Le sort du général Ismakh Issakha n'est pas encore tranché. Mais une chose est sûr, il ne remettra pas pied de sitôt à Faya Largeau dans sa tenue de gouverneur, donc représentant du président de la République. L'ancien chef espion a été exfiltré de la ville en fronde depuis plusieurs jours pour des raisons de sécurité", complète Le Pays.

Le Tchad, en marche vers une République fédérale ?, s'interroge Éclairage le troisième oeil. Des cadres tchadiens, des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des intellectuels et citoyens, des personnalités indépendantes, des experts nationaux, panafricains et internationaux de renom ont mené de profondes réflexions sur la forme de l'État pour l'avènement d'un Tchad nouveau. Pour eux, un découpage de huit États fédérés avec un district de la capitale fédérale correspondra aux attentes des tchadiens, aux réalités historiques et socioculturelles, ainsi qu'au principe de proportionnalité et de l'équilibre", rapporte Le troisième Oeil.

Pour ce journal, il se dessine ainsi : l'État fédéral du BET (comprenant les provinces du Borkou, les deux Ennedi et Tibesti) ; l'État du Kanem (Kanem, Barh El Gazal, et le Lac); du Ouaddaï (Wadi Fira, Ouaddaï et Batha) ; du Baguirmi (Hadjer Lamis et Chari Baguirmi) ; du Centre Est (Guera, Salamat et Sila) ; du Moyen Chari (Moyen Chari et le Mandoul) ; du Mayo Kebbi (les deux Mayo Kebbi et la Tandjilé); et de l'État du Logone, comprenant les provinces des deux Logones".

"Un débat passionné autour du fédéralisme", ajoute Le Phare Info. "Dans les préparatifs du dialogue national inclusif qui suivent leur cours, un sujet se détache et cristallise les débats. Il s'agit du choix à opérer quant à la forme de l'État qu'il faut désormais pour le Tchad. A cet effet, deux camps se dégagent et s'opposent  dans des débats souvent passionnés", analyse le Phare Info. Selon ce journal, les uns, partisans d'un Etat fédéral, qu'il présentent comme la forme d'État à même de favoriser le développement du pays à travers ses entités fédérés dont la configuration doit obéir aux réalités culturelles, minimisant ainsi les risques de conflits ; les autres  défenseurs de l'État unitaire décentralisé, s'opposent vigoureusement à l'État fédéral qui, pour eux, ne fera qu'attiser les velléités sécessionnistes d'une catégorie de tchadiens qui rêvent d'une balkanisation du pays", rapporte Le Phare Info.

Crise énergétique, 36,5 milliards de FCFA investi, en 2020, pour sortir la SNE de ses difficultés n'ont servi à rien. La société peine à obtenir la qualité nécessaire de carburant pour faire tourner les générateurs. Entre-temps, des citernes de gasoil sont quotidiennement mises à la disposition du projet éolien d'Amdjarass qui tourne miraculeusement avec du carburant. Actuellement, c'est la soeur cadette du président Mahamat Idriss Déby, directrice générale adjointe de la Société nationale de raffinage de Djermaya, qui gère cette mafia", indique Abba Garde. Par rapport à cette situation, le président du collectif tchadien contre la vie chère, Ndingamnayal Nely Versis dans les colonnes de l'Eclairage le troisième oeil, estime que la SNE est une vache à lait pour les intouchables.
 



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)