Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
ANALYSE

Tchad : le dialogue comme seule voie pour sauver le pays


Alwihda Info | Par Yana Abdoulaye - 10 Juin 2021

Annoncée par le gouvernement de transition, lors de la présentation de son programme politique, l'organisation d'un dialogue national inclusif et souverain reste la seule issue pour sauver le Tchad. Et des voix s'élèvent pour demander un dialogue sincère et inclusif.


Après une déclaration commune faite par les personnalités tchadiennes, pour une sincère Conférence Nationale Inclusive et Souveraine (Cnis), afin de sauver le Tchad, et celle de la coordination des actions citoyennes Wakit Tamma, à l’initiative des différentes marches de contestation qui s'ouvrent pour la première fois la voie à un dialogue sous certaines conditions, c'est autour des personnalités et anciens ministres du Tchad, dont Bedoumra Kordjé, d'appeler à une réelle Conférence nationale inclusive.

Pour ce qui est des personnalités tchadiennes, le dialogue reste la seule et unique voie pour sortir le Tchad de la crise multidimensionnelle qu’il traverse. « Cette conférence doit être organisée par les Tchadiens, pour tous les Tchadiens », précise le document. Selon les cadres, cette conférence constitue un cadre idéal de dialogue, d’inclusion, de compromis et de consensus, qui doit veiller à la participation équilibrée et représentative de toutes les forces vives de la société tchadienne, sans exclusion. Pour se donner plus de chance d’organiser une Conférence Nationale Inclusive et souveraine (Cnis) réussie, les forces vives recommandent la mise en place d’un organe indépendant, et en concertation avec l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie. « Cet organe sera composé de personnalités neutres, crédibles et indépendantes : société civile, personnalités indépendantes… », recommandent-on.

Organes consensuels de transition
La plateforme Wakit Tamma se dit ouverte à un dialogue sous conditions, après plusieurs mois de grève et de contestation, pour exiger la justice, l’inclusion et l’alternance. « Nous entendons faire partie du processus de préparation, de tenue et de suivi du dialogue inclusif qui, seul, devrait permettre de définir les organes consensuels de transition, y compris le Conseil National de Transition et le gouvernement dans lequel nous entendons jouer pleinement notre rôle pour permettre de créer les conditions des élections libres pour tous », précise le porte-parole de la plateforme, Me Max Loalngar.
« Dans ces conditions, nous craignons que le dialogue en cours de préparation par le CMT ne soit pas différent des deux foras organisés par l’ancien régime MPS et dont tous les organisateurs disaient qu’ils étaient inclusifs en niant la réalité de l’exclusion qui a conduit le pays aux drames actuels », ajoute Me Max Loalngar. Pour lui, ce dialogue inclusif doit revêtir les caractères d’une Conférence Nationale Souveraine.

Ces personnalités estiment que le Tchad tiendra une fois de plus un dialogue national inclusif qui a été réclamée par les acteurs de la scène politique et de la société civile pour refonder l’Etat. L’ancien ministre des Finances, Bedoumra Kordjé pense que cette conférence doit constituer un cadre idéal de dialogue, d’inclusion, de compromis et de consensus qui, d’après lui, « doit veiller à la participation équilibrée et représentative de toutes les forces vives de la société tchadienne sans exclusion ».

Pour ce faire, ces personnalités lancent un appel à tous les acteurs nationaux et internationaux, à s’impliquer pour « une conférence qui sauve ». Au gouvernement et à tous les partis politiques, à la société civile plus précisément, de « se lever et de se donner la main pour acter les propositions d’organisation de la conférence nationale et œuvrer à son succès », ont imploré Bedoumra Kordjé et le Pr Avocksouma Djona. Pour les anciens ministres et cadres tchadiens, le forum à venir doit constituer un cadre idéal de dialogue, qui veillera à la participation équilibrée et représentative de toutes les forces vives de la société tchadienne, y compris les mouvements politico-militaires et la diaspora.