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ANALYSE

Tchad : le mouvement d’humeur de plus en plus grandissant


Alwihda Info | Par Yana Abdoulaye - 26 Mai 2021

En plus de Wakit Tamma qui appelle à marcher contre le CMT, le mouvement de contestation devient de plus en plus récurrent. Et cela risque d’entrainer un nouvel affrontement semblable à la marche du 27 avril dernier.


Décidément, le mouvement de contestation contre le Conseil militaire de transition (CMT) devient de plus en plus insistant. Hier, c’était Wakit Tamma pour revendiquer sa dissolution et la mise en place de nouvelles autorités qui doivent travailler pour le bien-être de tous les tchadiens. À cela s'ajoute l’incident survenu au campus universitaire de Toukra ayant occasionné la casse des véhicules du convoi de la ministre de l’Enseignement supérieur, Lydie Beassemda, partie pour s’enquérir des conditions d’étude de ces étudiants. S'en est suivi le mouvement de contestation des étudiants d’Ardep-Djoumal au lendemain de la suspension des cours sur le campus universitaire de Toukra par les responsables en charge des affaires académiques.

Une marche du collectif des lauréats professionnels de l’éducation a décidé de se faire entendre sur la question de l'intégration à la fonction publique. Elle a été réprimée par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène.

Entre temps, les élèves des établissements publics et privés de la ville de N’Djamena ont envahi les rues, brûlant des pneus sur les voies pour exprimer leur soutien aux étudiants de l’université de N’Djamena. Il s'agit des grands établissements de la ville tels que les lycées de Walia, Gassi, Amtoukoui et Félix Eboué. D’autre part, les victimes de répression et crimes commis par l'ex-président tchadien Hissein Habré reprennent leurs actions pour revendiquer leurs dédommagements. « Nous avançons progressivement vers la zone de turbulence afin que le pays devienne ingouvernable », a annoncé sur sa page Facebook Wakit Tamma. Pour cette organisation, « cela n’arrivera pas si les militaires cèdent le pouvoir aux propriétaires légaux (les civils), qui à leur tour par un dialogue national, définiront les vraies bases de la gouvernance pour le développement et la sécurité », a ajouté la plateforme sur sa page Facebook. Face à cette situation, la réaction du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) ne s’est pas fait attendre. Il a appelé à la suspension des cours dans les établissements de N'Djamena jusqu’à nouvel ordre.

Le SET, section de N’Djamena constate avec regret depuis un certain temps, les écoles, collèges et lycées de ville de N’Djamena font l’objet de violations intempestives par les forces de l’ordre qui tirent des gaz lacrymogènes sur les élèves et les enseignants sans aucune raison. « Après examen de cette situation d’extrême violence sur les élèves et les enseignants, malgré le caractère inviolable des établissements scolaires, le bureau départemental pour la commune de N’Djamena se dit outré et condamne les actes des forces barbares de l’ordre et de sécurité », a annoncé Dila Maoundonodji, secrétaire général du bureau département du SET.



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