Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
TCHAD

Tchad : placé sous mandat de dépôt, le président du SIET poursuivi pour usurpation de titre et incitation à la révolte


Alwihda Info | Par Djimet Wiche - 8 Janvier 2026



Tchad : placé sous mandat de dépôt, le président du SIET poursuivi pour usurpation de titre et incitation à la révolte
Djimoudouel Faustin, président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET), a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison d’arrêt de Klessoum.

Cette arrestation fait suite, après un appel à la grève des enseignants lancé par Djimoudouel Faustin pour protester contre la non-application d’un décret 2850 portant statut particulier des enseignants. Quatre chefs d'inculpation retenus contre Djimoudouel Faustin : usurpation de titre, trouble à l'ordre public, incitation à la révolte et rébellion.

Il conteste ces accusations, affirmant que son syndicat serait légalement reconnu. Djimoudouel Faustin, président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET), avait été convoqué mardi à la coordination de la police judiciaire, avant d’être placé en garde à vue, selon une alerte émise par un membre du bureau national du syndicat.

Cette interpellation intervient au lendemain du déclenchement d’une grève de deux semaines, lancée le lundi 5 janvier par le SIET. Le mouvement vise à obtenir la signature du décret d’application du décret n°2850, portant sur le statut particulier des enseignants.

D’après les mêmes sources syndicales, l’arrestation de Djimoudouel Faustin serait directement liée à cette mobilisation. L’affaire suscite déjà de vives réactions au sein de la communauté éducative et pourrait raviver les tensions entre les autorités et les syndicats enseignants, régulièrement en désaccord sur les conditions de travail et les engagements gouvernementaux.

Elles devraient également dénoncer publiquement les abus commis à l'encontre des détracteurs et des opposants, et veiller à ce que leurs auteurs soient traduits en justice. En seulement 4 ans de règne sans partage, après l’accession au pouvoir de Mahamat Déby, les tensions politiques se sont intensifiées, laissant présager de graves conséquences sur le climat de liberté d’expression et syndicale.

Les récentes données rapportent une augmentation alarmante des arrestations arbitraires et des enlèvements au Tchad, ciblant principalement les acteurs politiques, de la société civile, les syndicats et les journalistes. Depuis le coup d’état institutionnel, le pouvoir du Marechal Mahamat Idriss Deby Itno a réprimé l'opposition politique, les médias, la société civile et la dissidence pacifique.

Le régime tchadien a dissout deux associations de la société civile, arrêté arbitrairement des journalistes tchadiens accusés d’être en intelligence avec de puissances étrangères et fait arrêter de force et aurait torturé d'éminents militants politiques ou de la société civile dans les locaux de services occultes selon de sources sécuritaires.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)