Le 11 janvier 2026, un tragique événement a eu lieu au quartier Baguirmi de Sarh, où une adolescente de 16 ans, enceinte, a été retrouvée pendue à son domicile. Ce drame soulève de vives préoccupations concernant le bien-être des jeunes filles et les enjeux liés à la maternité précoce.
Selon Sidothé Beteloum, secrétaire de séance à la mairie de Sarh, la jeune fille avait récemment informé sa mère de sa grossesse, en mentionnant le jeune homme qu'elle considérait comme le père. Cette révélation a engendré de fortes incompréhensions au sein de la famille. La mère se serait opposée à cette relation et aurait exercé des pressions sur sa fille pour attribuer la grossesse à un autre homme.
Cette situation particulièrement difficile a pesé lourdement sur l’adolescente, qui a apparemment ressenti qu'elle n'avait plus d'issues. La décision tragique de mettre fin à ses jours révèle des problématiques profondes autour de la santé mentale et du soutien familial dans des contextes de grossesse non désirée.
Après la découverte, les autorités communales ont rapidement été alertées et se sont rendues sur les lieux du drame. La mère de la jeune fille a été placée en garde à vue par les agents du commissariat de police pour des raisons encore indéterminées, alors que l'enquête est ouverte pour établir les circonstances exactes de cet acte désespéré.
Cet incident tragique met en lumière la nécessité d’un dialogue ouvert sur la sexualité, le soutien aux jeunes filles en situation de grossesse, ainsi que l'importance d'un réseau de soutien social et familial. Pour éviter de telles tragédies à l'avenir, des actions doivent être entreprises pour sensibiliser et informer les familles ainsi que la communauté sur ces enjeux critiques.