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AFRIQUE

Cameroun-Congo Brazzaville : concertation sur les frontières


Alwihda Info | Par - 29 Mai 2019 modifié le 29 Mai 2019 - 09:15

Le ministre délégué congolais chargé de la Décentralisation, Charles Nganfouomo a entrepris depuis le 27 mai dernier, une visite de cinq jours au Cameroun en vue de définir un cadre technique en matière de frontières entre les deux pays.


Le ministre de l'Administration territoriale du Cameroun, Paul Atanga Nji (à gauche) et le ministre délégué au ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation du Congo, Charles Nganfouomo (à droite).
Le ministre de l'Administration territoriale du Cameroun, Paul Atanga Nji (à gauche) et le ministre délégué au ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation du Congo, Charles Nganfouomo (à droite).
Sous l’impulsion des présidents Paul Biya et Denis Sassou N’guesso, l’excellence des relations qui unissent le Cameroun et le Congo Brazzaville est à saluer. Et dans cette optique, le ministre camerounais de l'Administration territoriale Atanga Nji Paul a reçu le mardi 28 mai 2019, une délégation de haut niveau de la République du Congo Brazzaville pour une visite de travail de quelques jours au Cameroun.
Conduite par Charles Nganfouomo, ministre délégué au ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation du Congo qu'accompagnait l'ambassadeur du Congo au Cameroun, Valentin Ollessongo, la délégation congolaise a eu plusieurs séances de travail portant sur la question de la démarcation de la frontière terrestre entre les deux pays voisins. Face à la presse, le ministre Atanga Nji Paul a déclaré que le Congo et le Cameroun ne rencontrent pas de problèmes frontaliers majeurs depuis que les deux chefs d'Etat ont mis leur sagesse au service de la paix et du développement de la sous-région. Il a par ailleurs rappelé que par une résolution de l'Union africaine, les États africains sont censés avoir une démarcation légale et claire de leurs frontières d'ici 2022. C’est la raison pour laquelle la visite officielle du ministre congolais a été une occasion opportune pour discuter des problèmes juridiques liés à la démarcation des frontières.
Pour sa part, le ministre congolais qui a été fait depuis le 23 novembre 2016, citoyen d’honneur de la ville de Sangmelima dans la région du Sud, a déclaré que les liens historiques qu’entretiennent le Cameroun et le Congo vont au-delà des questions de frontières. Charles Nganfouomo a ajouté que les deux pays partagent une histoire et une culture communes, alors que les mêmes groupes ethniques vivent en paix dans les deux pays. L’occasion lui a été donnée de citer les projets communs entrepris dans les deux pays et qui sont des grands axes promoteurs de l’intégration sous-régionale : entre autres, la route du corridor Yaoundé-Brazzaville en passant par Sangmélima et Ouesso, le projet du barrage hydroélectrique de Cholet, la coopération décentralisée à travers le jumelage entre les villes de Sangmélima (Cameroun) et Owando (Congo). Et sur un autre plan, il y a de la formation des Congolais à l'Ecole Militaire Interarmées (EMIA) de Yaoundé, l’Ecole Nationale Supérieure de Police, l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) et à l’Ecole Internationale des Forces Armées. De l’autre côté, l’Académie Militaire Marien Ngouabi de Brazzaville a déjà accueilli des élèves officiers camerounais pour une formation.
Ce mercredi 29 mai 2019, le ministre congolais sera reçu en audience au ministère des Relations extérieures. Dans le même temps, les experts des questions de décentralisation et de démarcation des frontières des deux pays vont continuer leurs travaux dans le but de définir les moyens de concrétiser les bornes de démarcation des frontières entre le Cameroun et le Congo. En effet, la forêt dense et marécageuse constitue un obstacle à la délimitation effective et sans grands espacements des frontières. Dès lors, des bornes limites doivent en assurer une bonne visibilité.