Selon un rapport de l'OCHA publié ce 28 aout 2025, la situation humanitaire dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun est précaire, notamment en raison de l'insécurité et des défis liés à la santé et à l'alimentation.
Insécurité, déplacements et crises sanitaires
Les départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Logone et Chari sont les plus touchés par les activités des groupes armés et les actes criminels. En mars 2025, un pic d’incidents a fait 146 victimes. Cela a entraîné le déplacement de près de 20 000 personnes au cours du premier semestre 2025.
Par ailleurs, la région est confrontée à des épidémies de fièvre jaune, de rougeole et de poliomyélite. La situation alimentaire est également critique, avec 1,2 million de personnes en situation de crise dans cinq des six départements de la région.
Défis de la réponse humanitaire
Bien que les prévisions de pluie pour les mois à venir soient favorables aux cultures, la réponse humanitaire est confrontée à d'importants obstacles. Le rapport de l'OCHA révèle une réduction significative des financements, entraînant une diminution des activités, du personnel et même la fermeture de sous-bureaux.
L'accès aux populations affectées est également limité par les incidents sécuritaires et la dégradation des routes due à la saison des pluies. Pour anticiper les inondations potentielles, la communauté humanitaire a mis en place un plan de préparation et de réponse, tout en déployant des actions préventives.