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AFRIQUE

Cameroun : Mvondo Ayolo seul contre la coalition de prise de pouvoir


Alwihda Info | Par - 9 Avril 2021

Depuis sa nomination, il y a environ trois ans, le bilan du directeur du Cabinet civil de la présidence de la République est éloquent. C’est un serviteur dévoué, d’une loyauté à toute épreuve. Qu’il soit attaqué, y compris par instrumentalisation des siens, démontre que Samuel Mvondo Ayolo dérange les dauphins auto-proclamés


Le président Paul Biya et son plus proche collaborateur, Samuel Mvondo Ayolo.
Le président Paul Biya et son plus proche collaborateur, Samuel Mvondo Ayolo.
Suite à un post récemment signé Boris Bertold, un personnage s’aventure à l’exégèse de l’échange téléphonique entre Samuel Mvondo Ayolo et le nommé Assam Mvondo Benoît. De toute évidence, il apparait d’entrée de jeu que ce dernier a raté ainsi l’occasion de se taire. En effet, il fait une analyse partiale de cette échange téléphonique. Dans ce « voice », nous entendons la voix d’un individu qui prétend avoir eu dans une autre vie, un différend avec Samuel Mvondo Ayolo. Un différend dont ce dernier ne garde aucun souvenir. Conséquence, ce chimérique différend inventé de toutes pièces pour la circonstance, a pour corollaire, une « animosité à vie ».

De toute évidence, ce personnage s’associe à une manipulation calomniatrice, faisant suite à l’enregistrement, à l’insu de Samuel Mvondo Ayolo, d’une conversation à son double titre d’oncle et de superviseur de la « Maison Privée », avec son neveu et petit fils du chef de l’Etat. Nous sommes là, en apparence, dans une affaire qui a commencé en famille et qui se retrouve dans la rue, du fait de l’irresponsabilité et de la vénalité d’un enfant totalement dévoyé. L’instrumentalisation de ce jeune homme est initiée par les « frères ennemis » et « amis de 60 ans » du ministre-DCC, auxquels viennent s’ajouter certaines personnalités que la présence de Mvondo Ayolo aux côtés du chef de l’Etat dérange. Ces chapelles avides du pouvoir, apparemment hétérogènes, mais unies dans la détermination, visent à déloger Mvondo Ayolo du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun.

Après avoir échoué à démontrer, depuis son arrivée à ce prestigieux poste, son incompétence institutionnelle, le clan des conjurés tente maladroitement de faire prospérer au sein de l'opinion, l'idée d'une supposée négligence du DCC, dans le traitement des problèmes des membres de la famille du président de la République. La congruence de toutes ces situations montre autant la détermination des conjurés à pousser Mvondo Ayolo hors du Palais, de manière à lever l'hypothèque qu'il représente par rapport à leurs visées à la BRUTUS, que les difficultés qu'ils éprouvent à déstabiliser le ministre-DCC, gagné corps et âme à la République, à son chef, son père. Dans sa démarche calomnieuse, il vient hurler avec les loups. Ce personnage n’a pas les outils intellectuels nécessaires pour une analyse de texte à laquelle il s’y risque. Il prend le risque d’affirmer des choses qu’il ignore, afin que cette ignorance ait l’impression de la vérité. Cet échange téléphonique tourne autour d’une tentative de chantage faite par un apprenti maître-chanteur à son oncle, le ministre-DCC. Le chantage étant un objet de droit pénal.

RÉALITÉ SOCIO-HISTORIQUE
La large diffusion de cette échange téléphonique par Boris Bertold fait suite du non-recevoir opposé par Samuel Mvondo Ayolo à son maître-chanteur de neveu. Héritier de feu Moïse Ayolo Mvondo, homme d’affaires prospère de la région du Sud. Lequel, comme tout le monde le sait, a légué un héritage financier et matériel à sa famille. Si l’expression de « ministres arrivistes » peut émouvoir certains esprits délicats, elle n’en renvoie pas moins à la réalité socio-historique de la vie politique de notre pays : la marque de nombreux membres du gouvernement, arrivés pauvres, devenus riches très rapidement, sans le moindre respect ni considération pour leurs compatriotes.

S’agissant de la menace de révéler, dans le cas qui nous préoccupe, il s’agit plutôt d’une banale tentative d’extorsion, devenue un pseudo-scandale politique alimenté par les BRUTUS évoqués plus haut. Le fil conducteur de ce monsieur radote, parlant d’agression dans un restaurant, et d’offense au père, mais qui certainement agit sur commande, pour emporter l’opinion publique à leur cause funeste. Les réactions de l’immense majorité condamnent le comportement de ce malfrat de bas étage, et déshonore la famille présidentielle, dont certains membres se sont spécialisés, à l’instar de ce malandrin, dans l’escroquerie. Ce garnement a eu une attitude insultante vis-à-vis de l’Institution présidentielle. En s’attaquant d’une manière aussi veule et lâche à un collaborateur du président de la République, et non moins parent, l’on a sans la moindre réserve, agressé de front, le « Patriarche républicain ». Il se permet de juger le travail du superviseur de la « Maison Privée » du président de la République, sans en avoir qualité. Il étale ainsi sa totale méconnaissance des arcanes du pouvoir au Cameroun. Le DCC assure la coordination de cet outil, pour son bon fonctionnement, selon les hautes instructions du chef de l’Etat.

La complexité de la fonction exige au quotidien, loin de l’image proche des fantasmes entretenus au sein du grand public des vertus cardinales qu’a su intégrer le ministre Mvondo Ayolo depuis sa nomination, il y a environ trois ans. Le bilan en est éloquent. C’est un serviteur dévoué, d’une loyauté à toute épreuve. Qu’il soit à ce point attaqué, y compris par instrumentalisation des siens, démontre que Samuel Mvondo Ayolo dérange les dauphins auto-proclamés. Des informations tirées à plusieurs sources crédibles, font état de la détermination inébranlable de certains hauts commis de l’Etat à accéder au pouvoir. Dans ce sens, deux perspectives sont évoquées.

CHAMP D’INFLUENCE
La première approche, articulée autour d'une préemption administrative et politique, vise à leur nomination aux très stratégiques postes de secrétaire général de la présidence de la République, et de directeur du Cabinet civil, pour la maximisation de leur trésor de guerre, amassé partout là où ils étaient censés servir, et de leur champ d’influence dans le cadre de la succession au chef de l’Etat Crédités de centaines de milliards de FCFA, cette immense fortune, ajoutée à la haute main qu'ils pourraient aussi avoir dans les fonctions de SGPR et de DCC, sur la haute administration et les sociétés publiques et parapubliques, de multiplier leurs capacités rentières et renforcer de ce fait les rangs de leurs affidés. Ceci, tant au sein du RDPC que dans l'appareil de l'État. L'échec opérationnel des grands projets engagés pour restaurer l’économie nationale dans l’optique de l’émergence de notre pays, mais réduits à n’être que des sources de rentes et de prébendes, trouve ici en bonne partie son explication.

La deuxième approche trouve sa logique, sa faisabilité stratégique et opérationnelle, à travers la disponibilité conséquente de ce trésor de guerre, indispensable à la logistique, et des soutiens au sein des forces de défense et de sécurité que dans la haute administration. Lesquelles ambitions, pour leur réalisation, n'écartent pas l'hypothèse d'un coup de force. La cumulation de ces deux approches complémentaires par leur finalité partagée, explique les alliances conjoncturelles en gestation.

Redoutant plus que tout l'entourage familial et fonctionnel du chef de l'État, la stratégie objective principalement :
- Franck Emmanuel Biya, fils aîné du président de la République, jouissant d'une image favorable au sein de l'opinion et écouté de son Illustre père pourrait dans leur esprit, le cas échéant, contrecarrer leur stratégie articulée autour l'exploitation victimaire de l'histoire familiale. L'irruption sur la scène politique nationale d'une association dite des Amis de Franck Biya, pour la succession au père et l'exploitation politicienne pour dénoncer l'hypothèse d'une transition « de gré à gré » est, de l'avis de nos sources, l'œuvre de la conjuration de quelques ambitieux narcissiques d’ores et déjà identifiés.
-Le ministre DCC, Samuel Mvondo Ayolo, fils et héritier du défunt patriarche Moïse Ayolo, de regrettée mémoire, ami et frère du président Biya, dont la compétence et la diplomatie sociale ont su, avantageusement, dans sa mission de gardien de la « Maison du Président », triompher de l'hostilité parfois mesquine de certains collaborateurs de son prédécesseur, et qui bénéficie de la confiance à la fois paternelle et républicaine du chef de l'État. La camarilla, à la recherche du pouvoir à tout prix, a donc échoué à faire main basse sur les prérogatives régaliennes du DCC. La tentative de mettre Samuel Mvondo Ayolo en porte à faux avec le président et les Camerounais s’avère un échec cuisant.