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AFRIQUE

Cameroun: ONU-Femmes au chevet de la crise anglophone


Alwihda Info | Par - 18 Avril 2019 modifié le 18 Avril 2019 - 12:06

Afin de trouver une solution pacifique à la crise qui secoue les deux régions anglophones du pays, une délégation d’ONU-Femmes, conduite par la Libérienne Leymah Roberta Gobwee, a rencontré cette semaine plusieurs autorités camerounaises, au rang desquelles, le président de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (CNPBM) Peter Mafany Musonge.


La délégation d’ONU-Femmes, au sortir de l’audience avec le président de la CNPBM, Peter Mafany Musonge.
La délégation d’ONU-Femmes, au sortir de l’audience avec le président de la CNPBM, Peter Mafany Musonge.
Après avoir été reçue par le Premier ministre Joseph Dion Ngute et quelques membres du gouvernement, la délégation des leaders africaines été en audience, le 17 avril dernier, avec le président de la Commission pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (CPBM) Peter Mafany Musonge. Conduite par la Libérienne Leymah Roberta Gobwee, prix Nobel de la Paix 2011, elle était composée de Marie-Madeleine Kalala, Dr Jean Bosci Butera, Isabelle Boukinda Nzaou, Annie Dumont, Sarah Jewell et de Dinah Mensah.
Pour la Commission, outre le président, le vice-président Oumarou Djika et le secrétaire général Dr Chi Asafor Cornelius participaient à cette audience. De manière globale les échanges ont porté sur le plaidoyer des femmes onusiennes pour la résolution de la crise anglophone, avec notamment la participation inclusive des femmes dans la prévention et la gestion de conflits en Afrique.
Au sortir de son audience avec le président de la CPBM, Mme Leymah Roberta Gobwee, travailleuse sociale et militante pour la paix en Afrique a fait cette déclaration à la presse :
« Notre réunion avait pour but de revoir la mission de la Commission, et de voir comment elle peut aider dans la promotion d'une paix durable, y compris les possibilités d'engager les élèves à l'école, l'engagement des femmes dans tous les domaines, au regard de la promotion du bilinguisme au Cameroun. S’agissant des perspectives, je l'ai dit et je le répète : il ne sera pas très intéressant pour ma délégation et moi de prescrire le chemin à prendre par les Camerounais. Notre visite se résume en ceci: rester à l'écoute des responsables de l'administration publique et de la société civile, ainsi que de tous ceux qui voudraient bien nous parler et de leur demander ce qu’ils pensent être la solution.
Et sur la base de ce que nous avons pu recueillir, je pense que le consensus se porte sur le fait que le Cameroun est en crise. Personne n'a été capable de dire vraiment s'il s'agit d'un conflit ou d'une guerre. Mais il s'agit d'un problème avec des conséquences humanitaires graves sur les populations dans les régions où a lieu le conflit. Il a un impact sur l'avenir des enfants puisqu'ils ne peuvent pas aller à l’école, d'où la nécessité d'une solution.
Parlant de mon point de vue en tant que Libérienne, je pense que les Camerounais devraient tous évoluer vers un consensus sur les principes humanitaires. Comment pouvons-nous résoudre ce problème en respectant l'humanité ? Quel en est l'impact sur les vies des femmes, lorsqu’on vous dit que qu’elles se servent des feuilles pour se garnir, qu'elles donnent la vie dans la forêt ? Cela appelle tous les leaders de reculer un peu, et de se poser des questions. En conclusion, il nous faut respecter l'humanité de notre peuple.
»