Le mécanisme d'une vendetta barbare
Le massacre de Ndu n'est pas un incident isolé, mais le résultat d'un cycle de vengeance lié au conflit anglophone :
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L'élément déclencheur : Il y a deux semaines, une opération de l'armée camerounaise avait permis de neutraliser une dizaine de séparatistes.
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Le prétexte de la stigmatisation : La diffusion de vidéos montrant des membres de la communauté Mbororo (éleveurs nomades) aux côtés des forces régulières a servi de justification aux rebelles pour désigner cette communauté comme une cible.
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Le bilan : 12 personnes sommairement exécutées, des maisons réduites en cendres et des pillages systématiques.
Une urgence humanitaire et sécuritaire
Les victimes ont été portées en terre le jour même, conformément aux rites de la foi musulmane, dans une atmosphère de douleur et de tension extrême. Le risque majeur réside désormais dans la réaction en chaîne :
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Risque de représailles : La crainte d'une contre-attaque des milices ou membres de la communauté Mbororo est réelle, ce qui pourrait embraser davantage la commune de Ndu.
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Protection des civils : Ce massacre pose une nouvelle fois la question de la protection des minorités et des civils dans les zones de conflit où les lignes entre combattants et non-combattants sont délibérément brouillées par les insurgés.
L'appel à la désescalade
Face à ce que certains appellent désormais "l'enfer" du Nord-Ouest, la priorité absolue doit être la sécurisation des zones vulnérables pour empêcher le cycle des vendettas. La neutralisation des groupes armés est une nécessité régalienne, mais elle doit s'accompagner d'une protection rigoureuse des civils pour éviter que des innocents ne paient le prix des succès militaires.
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Crise anglophone au Cameroun : 12 civils exécutés dans une expédition punitive sanglante












