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Crise foncière au 9ème arrondissement : Les quartiers sud en état d'alerte


Alwihda Info | Par Ndafogo Salmanou Ludovic - 1 Février 2026


Entre décisions de justice non appliquées et menaces d'expropriation, les riverains de Digangali et Gardolé-Djédid s'organisent en commission pour porter leur voix jusqu'au sommet de l'État. Leur exigence : la sécurité de leur toit contre des revendications jugées illégales.




  Un différend foncier secoue actuellement le quartier Digangali, situé dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, où des habitants expriment des préoccupations concernant des revendications de terrains qu'ils jugent abusives. Ce litige impacte également le quartier voisin de Gardolé-Djédid, ravivant les tensions dans une zone déjà marquée par de précédentes expropriations.

 

Des personnes se présentant comme propriétaires légitimes tentent de reprendre possession de parcelles occupées de longue date par des familles qui affirment avoir des documents légaux attestant de leurs droits, y compris une décision de justice en leur faveur. Malgré cette décision, les pressions sur les riverains persistent, créant un climat d'insécurité foncière.
 
Les habitants, dont de nombreuses familles ont déjà souffert d'opérations d'expropriation par le passé, redoutent de nouvelles pertes de terrains, ce qui pourrait les plonger à nouveau dans la précarité. La crainte d'affrontements imminents s'intensifie si aucune solution n'est rapidement mise en place.

 

Face à cette montée des tensions, les riverains de Digangali et de Gardolé-Djédid se sont réunis le 31 janvier 2026 pour organiser une réponse collective. Une commission locale a été formée pour :
  • Recenser les cas de litige
  • Centraliser les documents fonciers
  • Servir de cadre de dialogue avec les autorités administratives et judiciaires
Les habitants privilégient la voie pacifique mais restent déterminés à défendre leurs droits.

 

Dans ce contexte, la population interpelle le gouvernement, demandant une attention particulière à leur situation. Ils estiment que leur dossier mérite un traitement prioritaire, considérant les décisions judiciaires déjà rendues et les risques de troubles à l'ordre public associés à ce litige foncier.
 
Les riverains appellent à une médiation urgent des autorités compétentes et à une clarification définitive des droits de propriété pour éviter toute escalade de tensions.

 

Avec une forte pression démographique et une rareté croissante des terrains urbains à N’Djamena, les conflits fonciers deviennent de plus en plus fréquents. À Digangali comme à Gardolé-Djédid, les habitants espèrent que l'implication rapide de l'État permettra de trouver une solution juste et durable, préservant ainsi la paix sociale et la stabilité dans les deux quartiers.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)