Alors que le coup de sifflet final scellait la victoire des Lions de la Teranga, la liesse populaire a été brisée par la violence. Selon les premiers témoignages, Charles Diouf a été pris à partie par des individus identifiés comme des supporters locaux. Frappé à plusieurs reprises à l’arme blanche, le ressortissant sénégalais, marié et père de famille, n'a pas survécu à ses blessures.
Cet acte barbare, survenu dans la foulée d'une défaite sportive, vient ternir l'image de fraternité que le football est censé véhiculer entre les nations africaines.
Charles Diouf : Le portrait d'un destin brisé
Derrière le nom "Cheikh" se cache l'histoire d'un homme courageux et d'un ami regretté. Ses proches décrivent un parcours marqué par la résilience :
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Un exil difficile : Pendant la pandémie de COVID-19, Charles s’était retrouvé bloqué à la frontière maroco-mauritanienne, luttant contre les fermetures administratives pour construire son avenir.
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Un silence pesant : Ses amis, qui avaient perdu sa trace depuis des mois malgré des recherches incessantes sur les réseaux sociaux, ont appris sa mort avec effroi.
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Un vide immense : Il laisse derrière lui une épouse et des enfants, victimes collatérales d'une haine déclenchée par un simple score de football.
Indignation et appel à la justice
La communauté sénégalaise au Maroc, encore sous le choc, réclame que justice soit faite. Les réseaux sociaux sont inondés de messages de condoléances et d'appels à la retenue.
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L'enquête : Les autorités marocaines sont vivement sollicitées pour identifier et traduire les auteurs de cet homicide devant les tribunaux.
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La diplomatie : Ce drame pose la question de la protection des ressortissants étrangers lors de grands événements sportifs et met sous pression les relations consulaires entre Dakar et Rabat.
Quand le sport perd son âme
La mort de Charles Diouf est un rappel brutal que le fanatisme peut transformer une fête en tragédie. Aucune coupe, aucun drapeau et aucun but ne valent la vie d'un homme. Aujourd'hui, le Sénégal ne pleure pas seulement un supporter, mais un fils de la nation dont le seul "tort" a été d'aimer ses couleurs un soir de victoire.
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