Le 26 janvier 2026, le gouvernement tchadien a marqué un tournant stratégique dans sa politique de financement en lançant officiellement la Journée d’orientation sur la finance islamique à l’hôtel Radisson Blu. Présidée par le Premier ministre Allah-May Halina, cette cérémonie a rassemblé des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi qu'une délégation de la Banque islamique de développement (BID).
Dans un contexte de contraintes budgétaires croissantes, la diversification des sources de financement est devenue une priorité majeure pour le Tchad. En présidant cette rencontre, le Premier ministre a envoyé un message clair : la coopération avec les institutions financières islamiques est une priorité stratégique pour le gouvernement.
L’intervention du Premier ministre a souligné l'importance des partenariats multilatéraux pour mettre en œuvre la Vision Tchad 2030. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à utiliser des mécanismes de financement alternatifs, complémentaires aux aides publiques traditionnelles.
La présence du chef du gouvernement visait également à rassurer les investisseurs internationaux sur l'engagement de l'État envers les réformes économiques. Dans un environnement mondial incertain, le Tchad se positionne comme un partenaire crédible pour des investissements structurants.
La Journée de la Banque islamique représente ainsi une plateforme diplomatique et économique, visant à repositionner le pays dans les stratégies de financement du développement durable.
Le ministre d'État, ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin, a mis l'accent sur l'histoire de la coopération entre le Tchad et la BID. Il a rappelé l'appui de la Banque dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l'eau, l'agriculture, l'énergie et la santé. Le ministre a également exprimé la volonté de poursuivre et d'élargir cette coopération dans les années à venir, soulignant l'importance de diversifier les leviers financiers.
Dans un contexte de raréfaction des financements concessionnels traditionnels, la finance islamique, qui repose sur le partage des risques et l’investissement productif, se présente comme une alternative attrayante. Elle permet de soutenir des projets structurants sans alourdir excessivement l’endettement classique.
Le ministre des Finances a également rappelé que la discipline budgétaire et la crédibilité macroéconomique sont indispensables pour maintenir la confiance des bailleurs de fonds.
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Le Tchad et la BID : Un partenariat de 1,1 milliard de dollars en pleine mutation








