L’hôtel Radisson Blu de N’Djamena a servi de cadre, ce vendredi 6 février 2026, à un atelier sur la prévention et la lutte contre la corruption, placé sous le thème : « La redevabilité des institutions publiques et la lutte contre la corruption au Tchad ».
Cet atelier est organisé par l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), en collaboration avec le Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AUBAC), en marge de la mission d’évaluation de la mise en œuvre de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.
La rencontre s’adresse aux représentants des institutions publiques, de la société civile, du secteur privé ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers. Elle vise à promouvoir la bonne gouvernance, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption au Tchad.
Dans un discours empreint d’espoir, le contrôleur général de l’AILC, Ousmane Abderamane Djougourou, a indiqué que, loin d’être une simple formalité, cet atelier constitue une stratégie majeure pour l’amélioration continue des politiques publiques, mais également pour le renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance. Il a rappelé que la corruption demeure l’un des défis majeurs auxquels le Tchad est confronté, car elle entrave le développement sous toutes ses formes, compromet les efforts de réformes engagés, affaiblit la mobilisation efficiente des ressources et érode profondément la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Il a par ailleurs souligné qu’en dépit des ressources abondantes dont regorge le Tchad, ce fléau continue d’alimenter la pauvreté. Conscientes de ce danger, les plus hautes autorités ont engagé des réformes institutionnelles et juridiques majeures visant à renforcer la gouvernance publique et à lutter efficacement contre la corruption.
Le président de l’AUBAC, Kwami Edem Senanu, tout en félicitant le gouvernement tchadien pour avoir pris l’initiative de soumettre volontairement le pays à cette évaluation, a précisé que cet atelier marque l’aboutissement d’une semaine d’engagements consacrée à la validation du projet de rapport d’auto-évaluation anticorruption. « Cet atelier nous offre une nouvelle occasion de réaffirmer notre engagement à respecter les valeurs de responsabilité, d’intégrité et de respect mutuel, piliers essentiels du programme de lutte contre la corruption de l’Union africaine », a-t-il conclu.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Youssouf Tom, a pour sa part souligné que la redevabilité des institutions publiques est aujourd’hui au cœur des exigences contemporaines de gouvernance. Selon lui, elle ne saurait être réduite à un simple principe administratif, mais constitue un fondement essentiel de la légitimité de l’action publique, un levier déterminant de la performance institutionnelle et un gage de confiance entre l’État et les citoyens.
Il convient enfin de signaler que le contrôleur général de l’AILC, Ousmane Abderamane Djougourou, a annoncé que des réformes structurelles importantes sont en cours, notamment en matière de protection des lanceurs d’alerte et de lutte contre l’enrichissement illicite.
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Le Tchad renforce son engagement anticorruption à travers un atelier conjoint AILC–AUBAC








