Le réveil a été brutal pour les pensionnaires de la maison d’arrêt de Klessoum. Dès l'aube, les forces de sécurité ont investi les quartiers de l'établissement pour une mission d'assainissement sans précédent. Cette "descente musclée" visait à restaurer l'autorité de l'État dans un espace où l'illégalité semblait s'être confortablement installée.
Un inventaire qui donne le vertige
L'opération a permis de mettre la main sur une quantité impressionnante d'objets strictement interdits. Le butin, exposé après la fouille, témoigne de l'existence d'un réseau organisé de contrebande au sein de la prison :
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Communication : 425 téléphones portables, 235 cartes SIM et une centaine de chargeurs.
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Armement et outils : Des haches, des scies, des marteaux, une centaine de cordes et de nombreux objets tranchants.
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Produits stupéfiants : Une quantité massive de drogues, de l'alcool frelaté et même des chichas.
La fin de l'impunité pour le personnel complice
Le Procureur de la République, Moussa Abdelkrim, a exprimé sa ferme désapprobation face à cette situation. S'adressant directement à l'administration pénitentiaire, il a rappelé que de tels objets ne peuvent entrer sans des complicités internes ou une négligence coupable.
« Des mesures strictes seront prises pour identifier les complicités et traduire devant la justice toute personne impliquée », a martelé le Procureur.
Une dynamique nouvelle pour l'administration pénitentiaire
Pour le Ministre de la Justice, le Dr Youssouf Tom, cette fouille de Klessoum n'est que la première étape d'une stratégie nationale visant à transformer l'univers carcéral tchadien. L'objectif est de faire de la prison un lieu de discipline et de réinsertion, et non une base arrière pour l'insécurité.
Cette opération réussie envoie un message clair : l'État reprend le contrôle total de ses institutions pénitentiaires, et la transparence sera désormais la règle.
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Maison d’arrêt de Klessoum : Une fouille musclée révèle un véritable arsenal illicite











